La Marine française porte secours à des boat people ; sept personnes ont trouvé la mort lors d'un accident dans le golfe d'Aden

Points de presse, 24 mars 2009

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 24 mars 2009 au Palais des Nations à Genève.

Un navire de la Marine française, la frégate de surveillance Floréal, a porté secours à un nombre important de boat people somaliens et éthiopiens ce week-end. Toutefois, au moins sept d'entre eux se sont noyés, lors du retournement de leur embarcation peu après son arrivée à quai dans le port d'Aden au Yémen. Cinq personnes, portées disparues, auraient trouvé la mort.

La tragédie s'est déroulée samedi, alors que des passagers tentaient de débarquer depuis un bateau de passeurs impropre à la navigation, qui venait d'être remorqué vers la côte yéménite par un navire de la marine française l'ayant trouvé à la dérive et prenant l'eau dans le golfe d'Aden, à environ 200 kilomètres d'Aden et 86 kilomètres des côtes du Yémen. Le bateau des passeurs se trouvait donc dans la zone couverte par le Centre yéménite pour la coordination des secours maritimes et relevait, de ce fait, de la compétence du Yémen. L'équipage du navire français, la frégate de surveillance Floréal qui fait partie de l'Opération Atalante de l'Union européenne menée dans le golfe d'Aden, a stoppé l'arrivée d'eau et a procédé au remorquage, vers Aden, de l'embarcation qui transportait 104 personnes. En arrivant au quai, les passagers apeurés se sont tous précipités au même moment pour débarquer, ce qui causé le retournement du bateau à cause du transfert soudain de l'équilibre à bord.

Les marins français et les gardes-côtes yéménites ont sauvé 85 passagers et quatre des passeurs, qui ont été arrêtés peu après. Parmi les passagers, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital pour recevoir des soins médicaux, alors que 66 personnes ont été transférées dans les locaux d'une agence humanitaire locale.

Nous remercions la Marine française et les autorités yéménites, y compris le personnel du port et les gardes-côtes pour l'opération de sauvetage. Des employés du HCR étaient présents lors de l'accident car ils avaient été auparavant informés qu'un bateau était remorqué vers Aden, transportant des personnes qui espéraient traverser depuis la Somalie vers le Yémen. Nos partenaires locaux ont fourni une aide d'urgence, de l'eau et de la nourriture aux survivants.

Cette année, un total de 260 bateaux, soit 13 250 personnes, ont déjà effectué la traversée périlleuse du golfe d'Aden, depuis la corne de l'Afrique vers la côte yéménite. A ce jour, 54 personnes auraient trouvé la mort et 36 personnes sont portées disparues en mer.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Traite d'êtres humains dans le Golfe d'Aden

Fin mars, au cours d'une période de six jours, plus de 1 100 Somaliens et Éthiopiens sont arrivés sur le territoire yéménite, après avoir traversé le Golfe d'Aden à bord de bateaux de passeurs depuis Bossasso, en Somalie. Au moins 28 personnes sont mortes lors de ces voyages - d'asphyxie, des coups reçus ou de noyade - et plusieurs ont été gravement blessées par les trafiquants. D'autres souffrent de problèmes dermatologiques en raison d'un contact prolongé avec de l'eau de mer, des excréments, de l'essence ou d'autres produits chimiques.

Au cours d'une récente visite au Yémen, la Haut Commissaire assistante pour la protection, Erika Feller, s'est engagée à mieux faire connaître cette situation, à lancer un appel pour des fonds supplémentaires et pour une action internationale afin de venir en aide au Yémen, et à développer des projets qui amélioreront les conditions de vie et l'autosuffisance des réfugiés au Yémen.

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30 000 personnes originaires de Somalie, d'Éthiopie et d'autres pays, alors que plus de 500 personnes sont mortes pendant leur traversée. Au moins 300 sont également portées disparues. L'UNHCR aide déjà le Yémen en fournissant de l'assistance, des soins et un logement à plus de 100 000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

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Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Des milliers de personnes ont fui la ville portuaire de Kismayo en Somalie et, malgré le départ des militants, beaucoup ont choisi de ne pas rentrer.
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Des touk-touks ont été offerts à un groupe de déplacés internes somaliens qui vivent dans la ville de Galkayo, ce qui leur facilite la vie.
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Un groupe de familles rentre à Zanzibar en Tanzanie après avoir vécu en exil pendant plus de 10 ans à Mogadiscio en Somalie.