Gaza : « Le seul conflit au monde où les personnes n'ont même pas la possibilité de fuir », a déclaré António Guterres

Points de presse, 6 janvier 2009

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 6 janvier 2009 au Palais des Nations à Genève.

Nous avons publié hier une déclaration du Haut Commissaire António Guterres appelant au strict respect des principes humanitaires dans le conflit en cours à Gaza, y compris le respect des droits universels pour ceux qui fuient la guerre et cherchent la sécurité dans d'autres Etats.

Bien qu'aucun mouvement de grande ampleur hors de Gaza n'ait eu lieu en raison du blocus, António Guterres rappelle aux Etats voisins leur responsabilité d'assurer un libre accès vers la sécurité pour les civils qui fuient la violence. Il a expliqué que ceux qui sont contraints de fuir Gaza devraient pouvoir le faire, et trouver la sûreté et la sécurité dans d'autres pays en vertu du droit international. Il demande que toutes les frontières et routes d'accès concernées restent ouvertes et sûres. Relevant qu'actuellement, c'est le seul conflit au monde où les personnes n'ont même pas la possibilité de fuir, il a ajouté que les Palestiniens qui tenteraient de quitter Gaza pour échapper aux combats ne devraient pas être empêchés de le faire.

Dans sa déclaration, António Guterres a également exprimé sa solidarité avec l'organisation sœur du HCR, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), qui est chargée d'apporter un soutien aux Palestiniens et qui lutte pour mener à bien sa mission dans un environnement humanitaire qui se détériore régulièrement à Gaza. Il a également dit qu'il était absolument impératif que la fourniture immédiate d'assistance humanitaire aux victimes civiles de ce conflit soit facilitée, notamment en accédant depuis l'Egypte et Israël.

Le HCR a fourni une aide d'urgence à la Société du Croissant-Rouge égyptien au cas où celle-ci serait nécessaire pour tout Palestinien admis sur le territoire égyptien et nous sommes prêts à déployer, si nécessaire, une équipe et du matériel d'urgence dans la zone

Le Haut Commissaire a exprimé sa profonde préoccupation devant le lourd tribu payé par les civils dans ce conflit, notamment les enfants, et il s'est dit profondément choqué et attristé par les souffrances et les pertes en vie humaine. Il s'est joint au Secrétaire général Ban Ki-moon pour appeler à une cessation immédiate des hostilités.

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Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

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