Appel urgent pour la réinstallation d'ex-Palestiniens d'Iraq

Points de presse, 14 octobre 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 14 octobre 2008 au Palais des Nations à Genève.

Avant les consultations bi-annuelles informelles du HCR avec des pays de réinstallation mercredi 15 octobre, le HCR a publié un appel urgent pour la réinstallation de réfugiés palestiniens. La plupart d'entre eux sont bloqués depuis plus de deux ans dans deux camps à la frontière entre la Syrie et l'Iraq ainsi qu'à Bagdad. Un petit groupe est par ailleurs bloqué dans le camp d'Al Hol en Syrie.

Sur les quelque 34 000 Palestiniens d'Iraq en 2003, moins de 15 000 se trouvent toujours en Iraq notamment 2 943 réfugiés palestiniens qui vivent actuellement dans les camps à la frontière entre l'Iraq et la Syrie. Ceux qui se trouvent dans ces camps à la frontière, 358 familles (soit 1 278 personnes) sont considérés comme extrêmement vulnérables ils ont des maladies menaçant leur pronostic vital, ils ont besoin d'un traitement médical d'urgence ou ils craignent les persécutions en cas de retour par conséquent, ils ont un besoin urgent de réinstallation.

La majorité d'entre eux ont fui Bagdad depuis 2003 à cause des menaces, de la torture, de l'emprisonnement et après avoir que certains de leurs amis ou membres de leur famille aient été tués. L'épuisement progressif de leurs ressources financières a précipité ces familles de la classe moyenne dans la pauvreté. Ils ont besoin d'hébergement, de nourriture, d'assistance médicale et d'allocation financière en espèces.

Les réfugiés dans les camps sont particulièrement vulnérables à cause de leur non-admission (camps d'Al Waleed et d'Al Tanf) ou de leur admission temporaire (camp d'Al Hol) sur le territoire syrien et de leur crainte de persécution en cas de retour. De plus, les conditions de vie dans les camps à la frontière sont extrêmement difficiles et dangereuses. Elles continuent à se détériorer. Les réfugiés font face à des températures extrêmes et de fréquentes tempêtes de sable dans les camps du désert. La sécurité y est minimale. Dans le camp d'Al Waleed, la santé des réfugiés continue à se détériorer car les services médicaux sont limités. Des fosses d'eaux usées à ciel ouvert se trouvent à proximité des tentes et des installations de cuisine. Les services médicaux les plus proches se trouvent à 400 kilomètre de distance et aucun service d'ambulance n'existe. Tous les camps dépendent entièrement de l'assistance du HCR et de ses partenaires, comme le Comité international de la Croix-Rouge, pour qui l'accès dans ces camps demeure très difficile.

Ces dernières années, le HCR a recherché activement des solutions pour ces réfugiés, comme la réinstallation dans ou hors de la région. Entre 2006 et 2008, quelque 381 personnes ont été réinstallées au total, la plupart dans des pays qui ne sont traditionnellement pas des pays de réinstallation, comme le Brésil ou le Chili. Quelques-unes sont parties pour le Danemark, les Pays-Bas, l'Islande, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Un autre petit groupe devrait partir pour la Suède.

Cependant, cela demeure insuffisant et avec la détérioration des conditions de vie, le HCR lance une fois de plus un appel pour des actions urgentes à entreprendre de la part des pays de réinstallation partout dans le monde. Le HCR réunit deux fois par an des consultations informelles avec des pays de réinstallation et une fois par an des consultations entre des pays de réinstallation et des organisations non gouvernementales. Des appels éclair pour une réinstallation d'urgence ne sont publiés que lorsqu'une attention particulière est requise sur un problème spécifique.

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Iraq: Déplacement massif depuis Mossoul

Ces derniers jours, des centaines de milliers d'Iraquiens ont fui les combats dans la ville de Mossoul et d'autres cités du nord de l'Iraq. Des employés du HCR sont sur le terrain pour suivre les déplacements et aider les personnes dans le besoin. Les besoins sont immenses. Le HCR fait son possible pour assurer la protection et fournir des abris ainsi que des articles de secours, notamment des tentes. De nombreux déplacés ont quitté leurs maisons sans rien d'autre que les vêtements portés ce jour-là. Certains n'ont pas d'argent pour payer le logement, la nourriture, l'eau potable ou les soins de santé. Ils arrivent aux postes de contrôle entre le gouvernorat de Ninive et la région du Kurdistan d'Iraq sans savoir où aller, ni comment payer leurs dépenses.

Les agences des Nations Unies, les organisations humanitaires et les fonctionnaires gouvernementaux coordonnent leurs efforts pour aider les personnes dans le besoin. Les agences des Nations Unies lancent un appel de fonds supplémentaire d'urgence. Le HCR espère fournir des kits d'urgence ainsi que des milliers de tentes et travaille également avec ses partenaires pour protéger et aider les personnes déplacées.

L'exode dans le nord s'ajoute aux déplacements de populations massifs cette année dans le gouvernorat iraquien d'Anbar, où les combats depuis janvier ont contraint quelque 500 000 personnes à fuir cette province pour chercher refuge dans des zones plus sûres.

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Crise en Iraq : Trouver un logement

Des dizaines de milliers de personnes ont fui vers les gouvernorats d'Erbil et de Duhok dans la région du Kurdistan d'Iraq la semaine dernière. Ces déplacés ont trouvé abri dans des écoles, des mosquées, des églises et des camps de transit après une éruption de violence qui déchire certaines régions du centre et du nord de l'Iraq. Le HCR et ses partenaires font leur possible pour répondre aux besoins urgents en termes d'abri. Le HCR a livré près de 1 000 tentes dans un camp de transit en cours de construction par les autorités et les ONG à Garmawa, près de Duhok.

De nombreux déplacés originaires de Mossoul arrivent aux postes de contrôle entre le gouvernorat de Ninive et la région du Kurdistan iraquien. Ils ont des ressources limitées et n'ont pas les moyens de se payer un logement. Certains sont hébergés par des proches. D'autres résident à l'hôtel en puisant dans leurs maigres ressources.

Dans le village d'Alqosh, quelque 150 personnes (soit 20 familles) sont arrivées avec de rares effets personnels en plus des vêtements qu'ils portaient le jour où ils ont fui. Ces déplacés vivent dans plusieurs salles de classe d'une école primaire depuis la semaine dernière. Tous ces locaux sont actuellement bondés. Un membre du groupe a expliqué qu'il vivait auparavant dans un appartement loué à Mossoul et qu'il menait une vie de famille normale. Toutefois, à Alqosh, ils craignent pour le bien-être et l'éducation de leurs enfants ainsi que la présence de serpents et de scorpions.

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Enfants d'Erbil : des réfugiés syriens dans une zone urbaine en Irak

Les enfants qui ont trouvé refuge dans des zones urbaines avec leurs familles, font partie des réfugiés syriens parmi les plus vulnérables. A la différence de ceux qui sont hébergés dans des camps, les réfugiés qui vivent en ville dans des pays comme l'Irak, la Turquie et la Jordanie, ont souvent du mal à accéder à l'aide et à la protection. Dans un camp de réfugiés, il est plus facile pour des organisations humanitaires comme le HCR de fournir un abri et une assistance régulière, notamment des vivres, des soins de santé et un accès à l'éducation. Trouver les réfugiés en zones urbaines, sans parler de les aider, n'est pas une tâche facile.

En Irak, environ 100 000 réfugiés syriens sur les 143 000 présents dans le pays, vivraient en zones urbaines - dont 40% d'enfants âgés de moins de 18 ans. Les photos suivantes, prises par Brian Sokol dans la ville d'Erbil au nord de l'Irak, donnent un aperçu de la vie de certains de ces jeunes réfugiés urbains. Elles montrent la dureté de la vie quotidienne mais aussi la résilience, l'adaptabilité et le courage de ces jeunes dont la vie a été bouleversée au cours des deux dernières années.

La vie est difficile à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan en Iraq. Le coût de la vie est élevé et il n'est pas facile de trouver du travail. Les réfugiés doivent aussi consacrer une part importante de leurs ressources limitées au loyer. Le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement régional kurde, se démènent pour aider les personnes dans le besoin.

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Iraq : Khaled Hosseini en visitePlay video

Iraq : Khaled Hosseini en visite

L'auteur de best-sellers internationaux et Ambassadeur de bonne volonté du HCR Khaled Hosseini s'est rendu pour la première fois au nord de l'Iraq cette semaine pour rendre visite aux réfugiés syriens qui y ont trouvé refuge. Khaled Hosseini est lui-même un ancien réfugié afghan. Il est l'auteur de plusieurs best-sellers comme « Les cerfs-volants de Kaboul » et « mille soleils splendides ». Il s'est entretenu avec de nombreux réfugiés durant sa visite, y compris Payman qui est âgée de 16 ans. Cette jeune auteure très ambitieuse est très frustrée car pour le moment elle ne peut pas aller à l'école.
Angelina Jolie en mission à BagdadPlay video

Angelina Jolie en mission à Bagdad

Durant sa récente mission au Moyen-Orient, l'Emissaire du HCR Angelina Jolie a rencontré des déplacés et des rapatriés iraquiens à Bagdad.
Iraq : La dure réalitéPlay video

Iraq : La dure réalité

On compte plus de 350 installations de déplacés internes en Iraq. Les conditions de vie sont désastreuses dans la plupart d'entre elles.