Des réfugiés palestiniens arrivent en Islande pour leur réinstallation

Points de presse, 9 septembre 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 9 septembre 2008 au Palais des Nations à Genève.

Un groupe de 29 femmes et enfants réfugiés palestiniens est arrivé hier soir à Reykjavik, en Islande, pour commencer une nouvelle vie après avoir passé deux ans et demi dans un camp de fortune dans le désert à la frontière entre l'Iraq et la Syrie. Ce groupe comprend huit familles dont la charge est assurée par des femmes, parmi lesquelles plusieurs ont perdu leur mari lors du conflit en Iraq.

A leur arrivée, les 29 Palestiniens ont été amenés en bus dans la ville d'Akranes, située à une heure au nord de la capitale, où des appartements meublés ont été préparés pour eux. Les semaines à venir seront consacrées à leur orientation, à la préparation de leurs papiers d'identité et à des contrôles médicaux complets. Les réfugiés recevront une aide financière, un logement, des informations et des conseils de la part de la municipalité. Les enfants seront scolarisés et leurs mères suivront des cours de langue et une formation professionnelle, ainsi que des cours sur la culture et la société islandaises.

De plus, chaque famille réfugiée recevra le soutien d'un réseau de trois ou quatre familles locales, formées par la Croix-Rouge islandaise.

Le HCR a estimé que la réinstallation était la seule solution pour ces familles, étant donnée leur vulnérabilité. L'Islande accueille 25 à 30 réfugiés par an pour la réinstallation et ce pays a choisi, ces dernières années, d'accueillir en particulier des femmes seules ainsi que des mères seules et leurs enfants. Ainsi, l'Islande a accueilli 277 réfugiés dans le cadre de la réinstallation depuis 1996. Auparavant, l'Islande avait proposé la réinstallation principalement à des Colombiens et à des réfugiés originaires des Balkans.

Les camps d'Al Waleed et d'Al Tanf, situés dans les zones désertiques de la frontière entre l'Iraq et la Syrie, comptent plus de 2 300 Palestiniens vivant toujours dans des conditions désespérées depuis leur fuite de Bagdad. Le HCR a plusieurs fois appelé au soutien de la communauté internationale pour les Palestiniens mais avec peu de résultat. Quelques uns parmi ces Palestiniens hébergés dans les camps à la frontière ont été acceptés pour une réinstallation ou un accueil dans un pays tiers ; Seul un petit nombre de Palestiniens sont partis pour des pays qui ne sont pas traditionnellement des pays de réinstallation, comme le Brésil et le Chili. Quelques cas médicaux urgents ont été pris en charge par des pays européens, mais ils représentent une toute petite proportion de la population restant dans les camps.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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