Des réfugiés palestiniens vont partir pour l'Islande et la Suède

Points de presse, 5 août 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 5 août 2008 au Palais des Nations à Genève.

Quelque 25 réfugiés palestiniens vont quitter prochainement, pour l'Islande, le camp d'Al Waleed à la frontière entre l'Iraq et la Syrie. Ils y vivaient une situation précaire depuis deux ans, bloqués dans le désert. Un autre groupe de 155 Palestiniens bloqués dans le no man's land entre la Syrie et l'Iraq dans le camp de réfugiés d'Al Tanf ont été acceptés pour une réinstallation en Suède. L'UNHCR remercie l'Islande et la Suède pour leur aide envers ces personnes vulnérables.

Les deux groupes incluent des femmes et des enfants parmi les plus vulnérables, ayant besoin de soins médicaux d'urgence requérant une attention immédiate. Comme vous le savez, l'UNHCR a cherché ces deux dernières années une aide humanitaire d'urgence pour ce groupe, même si ce n'était qu'un transfert temporaire ailleurs.

Quelque 2 300 Palestiniens vivent dans des conditions désespérées dans deux camps de réfugiés à la frontière entre la Syrie et l'Iraq, ils ne peuvent pas retourner en Iraq ou franchir les frontières des pays voisins. Le camp d'Al Waleed accueille actuellement plus de 1 400 réfugiés alors que celui d'Al Tanf, situé dans le no man's land entre l'Iraq et la Syrie, a doublé de taille depuis octobre 2007, avec près de 900 réfugiés qui y sont hébergés.

L'état de santé de plusieurs de ces réfugiés s'est aggravé car des soins médicaux adéquats et des solutions alternatives durables font défaut. Les travailleurs de santé palestiniens présents à Al Waleed, qui voient les patients tous les jours, ont identifié des problèmes médicaux allant du diabète à des malformations de naissance, des problèmes rénaux, des cancers et des traumatismes graves. Le centre médical le plus proche en Iraq se situe à plus de 400 kilomètres et les patients doivent y être emmenés en taxi. Au cours des 14 derniers mois, 12 réfugiés sont décédés dans les camps. Nous avons publié plusieurs articles sur notre site internet (www.unhcr.fr) qui mettent un visage humain aux souffrances endurées par ces personnes.

L'UNHCR a plusieurs fois appelé au soutien de la communauté internationale pour les Palestiniens mais avec peu de résultat. Quelques uns parmi ces Palestiniens hébergés dans les camps à la frontière ont été acceptés pour une réinstallation ou un accueil dans un pays tiers ; 223 Palestiniens sont partis pour des pays qui ne sont pas traditionnellement des pays de réinstallation, comme le Brésil et le Chili. Quelques cas médicaux urgents ont été pris en charge par quelques pays européens, mais ils représentent une toute petite proportion sur les 2 300 Palestiniens qui sont bloqués dans le désert. Le Soudan a offert de réinstaller quelques-uns des Palestiniens d'Iraq qui vivent dans ces camps. L'UNHCR et des représentants palestiniens finalisent le projet pour ces départs vers le Soudan. L'UNHCR est reconnaissant envers tous les pays ayant répondu à la demande de soutien et nous espérons que tous ces Palestiniens pourront quitter les difficiles conditions de vie endurées dans les camps, le plus vite possible. Leur réinstallation ne devrait en aucun cas compromettre leur droit au retour à n'importe quel moment, au cas où une telle possibilité verrait le jour.

Alors que l'UNRWA, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine, est mandaté pour assister les Palestiniens qui vivent au Proche Orient, l'UNHCR prend en charge les Palestiniens qui vivent en Iraq, qui y ont vécu ou qui vivent en dehors de la zone de responsabilité de l'UNRWA.

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Manuel de réinstallation du HCR

Un document de référence dans l'élaboration des critères régissant la réinstallation et des différentes approches en matière de politique de réinstallation.

Réinstallation

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Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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