Le HCR lance un projet d'aide juridique gratuite pour les Roms de Serbie

Points de presse, 6 mai 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 6 mai 2008 au Palais des Nations à Genève.

Nous lançons aujourd'hui à Belgrade le premier projet global d'aide juridique gratuite pour les communautés Rom en Serbie et dans la région, dans le cadre du programme régional financé par l'Union européenne et intitulé « Insertion sociale et accès aux droits de l'homme pour les communautés Rom, Ashkali et égyptienne dans l'Ouest des Balkans ». Le projet concerne la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l'ex-République yougoslave de Macédoine et la Serbie, y compris le Kosovo.

L'objectif principal est d'aider les communautés roms à obtenir l'accès gratuit aux registres de naissance, leur permettant d'acquérir des pièces d'identité et donc d'accéder aux services sociaux, aux soins de santé, à l'éducation et à l'emploi. Le programme sera mis en œuvre dans les 18 prochains mois par nos équipes mobiles et nos partenaires, dont d'autres agences des Nations Unies, des ONG et nos homologues gouvernementaux.

En Serbie, 20 municipalités seront concernées par le projet. Dans ces zones, l'UNHCR, à travers le travail régulier qu'il effectue sur le terrain depuis des années auprès des réfugiés et des personnes déplacées internes, a recensé un grand nombre de Rom sans papiers d'identité. Ces communautés incluent celles qui ont fui le Kosovo, les Rom rentrés d'Europe de l'ouest sur la base d'accords de réadmission, et la population rom locale.

En Serbie, le problème s'est particulièrement aggravé pendant la crise du Kosovo en 1999, avec l'arrivée de personnes déplacées du Kosovo. Plusieurs registres au Kosovo ont été endommagés, détruits ou ont disparu. Les populations Rom sont en outre menacées en raison de leurs déplacements fréquents, de leur grande pauvreté, de la discrimination et leur marginalisation.

L'absence de papiers d'identité est un sérieux problème dans l'ouest des Balkans, créant un monde de personnes « invisibles », hors des systèmes étatiques. Dans de nombreux cas, les autorités ont manqué soit d'initiative, soit de ressources pour régler ces problèmes.

Selon les estimations, entre 100 000 et 500 000 Roms vivent en Serbie. Parmi ceux-ci, 23 000 sont officiellement enregistrés comme personnes déplacées originaires du Kosovo. La plupart de ces personnes ne peuvent pas jouir de leurs droits fondamentaux parce qu'elles n'ont pas de documents d'identité propres.

La Serbie a pris des engagements dans le cadre de la Décennie des Rom et s'apprête à prendre la présidence de ce forum en juin.

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Femmes réfugiées

Si les femmes et les jeunes filles représentent environ 50 pour cent de la population mondiale des réfugiés, elles sont en revanche les plus vulnérables. Ce sont elles qui s'acquittent aussi des tâches essentielles dans les camps de réfugiés: s'occuper des enfants, participer aux projets de développement et veiller à la cohésion familiale.

En leur honneur et pour mettre l'accent sur leur situation souvent difficile, le Haut Commissaire aux réfugiés avait dédié la Journée mondiale du réfugié 2002 aux femmes réfugiées.

Les photographies de cette série soulignent les multiples rôles joués par les femmes déracinées à travers le monde. Qu'il s'agisse de la détermination de ces mères macédoniennes ramenant leurs enfants du Kosovo, de l'espoir de jeunes Sierra-léonaises réfugiées en Guinée ou des larmes de bonheur de deux sœurs enfin réunifiées, ces photos, qui nous laissent pénétrer leur univers, révèlent des instants d'une grande dignité et de courage, même dans les circonstances les plus adverses.

Femmes réfugiées

Un « Hôtel » 0 étoile que les demandeurs d'asile appellent « maison » à Dijon

La France est l'une des principales destinations pour les demandeurs d'asile en Europe, avec quelque 55 000 nouvelles demandes d'asile en 2012. Compte tenu du nombre croissant de demandeurs, beaucoup de villes françaises sont confrontées à une pénurie sévère d'hébergements pour demandeurs d'asile.

Le gouvernement essaie de s'attaquer à ce problème et a annoncé, en février 2013, la création de 4 000 places supplémentaires dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile financés par l'État. Cependant de nombreux demandeurs d'asile sont toujours obligés de dormir à la rue ou d'occuper des bâtiments vides. L'un de ces bâtiments, surnommé « Hôtel Réfugiés » par ses occupants de passage, se trouve dans la banlieue de la ville de Dijon, dans l'est de la France. Il illustre la situation critique de l'hébergement.

L'ancien abattoir héberge environ 100 demandeurs d'asile, originaires principalement du Tchad, du Mali et de Somalie, mais aussi de Géorgie, du Kosovo et d'autres pays d'Europe de l'Est. La plupart sont des hommes seuls, mais il y a aussi deux familles.

Dans ce bâtiment vide, froid, humide et infesté de rats, les tuyaux fuient et l'électricité fonctionne de manière sporadique. Il n'y a qu'un seul lavabo, deux robinets d'eau potable, aucune salle de bain et aucune cuisine. Les demandeurs d'asile dorment dans les anciennes chambres froides. Les autorités ont essayé de fermer le squat plusieurs fois. Ces images, prises par le photographe britannique Jason Tanner, montrent l'état épouvantable du bâtiment et représentent les personnes qui l'appellent leur « maison ».

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