Le HCR se félicite d'une nouvelle législation au Panama

Points de presse, 1 avril 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 1 avril 2008 au Palais des Nations à Genève.

Une nouvelle législation au Panama va permettre à de nombreux réfugiés, habitant dans le pays depuis les guerres survenues en Amérique centrale au début des années 80, de soumettre une demande de permis de résidence permanente.

L'Assemblée nationale a voté, la semaine dernière, la proposition de Loi 298 en troisième lecture sur la régularisation des réfugiés présents de longue date au Panama. La nouvelle loi donnera le droit aux réfugiés qui se trouvent au Panama depuis plus de 10 ans de soumettre une demande de permis de résidence permanente. Après cinq ans de résidence permanente, ils pourront demander la nationalité panaméenne.

L'UNHCR accueille favorablement cette nouvelle loi, qui offre aux réfugiés présents de longue date l'opportunité de s'installer complètement au Panama. Il s'agit principalement de réfugiés du Nicaragua et du Salvador qui sont venus au Panama durant les conflits survenus dans leurs pays. Alors que la plupart sont rentrés quand la paix est revenue, certains ont choisi de rester et de s'installer avec leurs familles.

A ce jour, ces réfugiés et leurs familles, dont certains sont arrivés au Panama il y a déjà 25 ans, vivent en vertu d'un statut temporaire, qui a grandement réduit leurs possibilités d'intégration. Par exemple, il leur était très difficile d'acheter une maison, d'ouvrir un compte bancaire et de trouver un emploi stable.

Cette proposition de loi devrait être signée par le président dans les prochaines semaines et prendre effet dans les six prochains mois. Elle concernera seulement les personnes reconnues en tant que réfugiées depuis 10 ans, ou plus, avant l'entrée en vigueur de la législation. L'UNHCR plaide pour que les autres réfugiés aient aussi la possibilité à long terme de trouver des solutions durables au Panama.

La majorité des autres réfugiés qui arrivent au Panama aujourd'hui viennent du sud du pays voisin, la Colombie. En tout, il y a presque 1 000 réfugiés au Panama et un autre groupe de 900 personnes qui vivent dans les régions les plus reculées et les plus isolées du pays dans le cadre d'un dispositif connu comme Régime temporaire humanitaire.

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Réfugiés invisibles au Panama

La guerre civile en Colombie a forcé des millions de personnes à fuir de chez elles, dont des centaines de milliers qui ont cherché refuge dans d'autres pays de la région.

Au Panama, le long de la frontière avec la Colombie, la région de Darien est recouverte d'une épaisse jungle inhospitalière et accessible uniquement par bateau. Néanmoins, de nombreux Colombiens sont venus jusque-là pour trouver refuge, après avoir fui les groupes armés irréguliers qui contrôlent de vastes territoires de jungle de l'autre côté de la frontière.

De nombreuses familles réfugiées au Darien font partie de minorités éthniques de Colombie - indigènes ou afro-colombiennes - qui ont été particulièrement affectées par le conflit et déplacées en grand nombre. Ces dernières années, un nombre croissant de réfugiés colombiens ont également rejoint la capitale, Panama City.

Environ 12 500 Colombiens relevant du mandat de l'UNHCR se trouvent au Panama, mais beaucoup préfèrent ne pas se faire connaître des autorités et rester cachés. Venir en aide à cette population « invisible » est l'un des plus grands défis que rencontre l'UNHCR non seulement au Panama, mais aussi en Equateur et au Vénézuela.

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