Cameroun : De nombreux Tchadiens estiment le retour impossible du fait de l'insécurité

Points de presse, 26 février 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 26 février 2008 au Palais des Nations à Genève.

Un avion cargo Iliouchine-76 affrété par l'UNHCR va décoller demain (mercredi) depuis Copenhague au Danemark vers Garoua au Cameroun, une ville située à 800 kilomètres au nord de la capitale, Yaoundé. L'avion transportera à son bord 40 tonnes de matériel humanitaire. Ces biens seront distribués à des milliers de réfugiés tchadiens qui ont fui, au début du mois, la capitale tchadienne N'Djamena vers la ville de Kousseri, située sur la rive camerounaise du fleuve Chari.

Il s'agit du troisième pont aérien organisé par l'UNHCR pour acheminer du matériel humanitaire pour les réfugiés tchadiens au Cameroun. Deux premiers vols cargo avaient eu lieu, au début du mois, depuis Dubaï à destination de Garoua, avec à leur bord 90 tonnes de biens de secours, dont les réfugiés avaient besoin d'urgence, notamment des couvertures, des matelas, des ustensiles de cuisine, des jerrycans et du savon. L'avion prévu pour mercredi transportera également des citernes d'eau et des tentes. L'assistance humanitaire sera acheminée par camion depuis Garoua vers le camp de réfugiés de Maltam 1, situé à 32 kilomètres de Kousseri.

A Kousseri, nous avons jusqu'à présent transporté 5 523 réfugiés tchadiens depuis le site de transit de Madana, des églises et des écoles en ville vers le camp de Maltam 1. Des convois supplémentaires sont prévus pour les prochains jours. Au total 4 600 familles, soit près de 20 000 personnes, ont été enregistrées par l'UNHCR et ont indiqué leur intention de rester pour le moment au Cameroun.

Près de 30 000 Tchadiens ont fui les troubles survenus à N'Djamena au début du mois et ont trouvé refuge à Kousseri. Bien que beaucoup soient déjà rentrés chez eux dans la capitale tchadienne, de nombreux autres considèrent que la situation sécuritaire est toujours instable et qu'elle ne permet pas le retour.

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2014 : Les réfugiés centrafricains subissent des attaques alors qu'ils fuient au Cameroun

Chaque semaine, environ 10 000 musulmans traversent la frontière vers l'est du Cameroun pour échapper à la violence qui déchire la République centrafricaine (RCA). Beaucoup parmi les nouveaux arrivants racontent avoir été attaqués à plusieurs reprises lors de la fuite en exil. Les miliciens anti-balaka ont bloqué les routes principales vers le Cameroun, forçant les civils à trouver d'autres itinéraires à travers la brousse. Beaucoup marchent durant deux à trois mois pour rejoindre le Cameroun. Ils arrivent en état de malnutrition et ils portent des blessures de machettes ou par balles.

Le HCR et ses partenaires ont mis en place des cliniques mobiles supplémentaires aux points de passage frontière pour fournir des soins d'urgence dès l'arrivée des réfugiés. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés appuie également des dispensaires publics qui sont submergés par le nombre de réfugiés et leur mauvais état de santé.

Parallèlement, le HCR a transféré quelque 20 000 réfugiés qui vivaient en plein air dans les zones frontalières de Garoua Bouai et de Kenzou. Ils se trouvent désormais dans de nouveaux sites à Lolo, Mborguene, Gado et Borgop dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.

Depuis début 2014, le Cameroun a reçu près de 70 000 réfugiés centrafricains. Ce chiffre s'ajoute aux 92 000 réfugiés arrivés lors de précédents afflux survenus depuis 2004 pour échapper aux groupes rebelles et aux bandits qui écumaient le nord de leur pays.

Paul Spiegel et Michele Poletto, employés du HCR, se sont récemment rendus dans l'est du Cameroun et ils ont pris les photos suivantes avec leur iPhone ou un appareil photo.

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Tchad

Depuis le début des hostilités l'an dernier dans la région du Darfour, à l'ouest du Soudan, plus de 110 000 réfugiés soudanais ont fui vers le Tchad voisin. Ils sont aujourd'hui dispersés le long d'une zone frontalière désertique de 600km, exposés à des conditions extrêmes, sous un soleil de plomb le jour et par des températures glaciales la nuit.

Dans cette zone inhospitalière, l'accès aux réfugiés est difficile. Le personnel de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés doit sillonner la région des jours durant pour les localiser. Les bombardements sur la zone frontalière et les raids transfrontaliers des milices soudanaises mettent ces réfugiés en danger et soulignent l'urgente nécessité de les transférer dans des camps à l'intérieur du pays. De plus, la saison des pluies qui débute en mai rend la circulation impraticable sur les pistes sablonneuses. Les travailleurs humanitaires sont lancés dans une course contre la montre pour apporter un secours d'urgence à ces réfugiés.

Tchad

Tchad : l'éducation en exil

L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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Cameroun : les réfugiés de l'ethnie mbororoPlay video

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Des bergers nomades centrafricains ont fui la violence sévissant dans leur pays et ils ont trouvé refuge au Cameroun.
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Tchad : des défis environnementaux

Les 250 000 réfugiés du Darfour exilés dans lest du Tchad luttent chaque jour pour tenter de survivre avec un minimum deau, de nourriture et de combustible.
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Cameroun : une crise silencieuse

Au Cameroun, plus de 60 000 réfugiés ont fui la République centrafricaine après des attaques systématiques menées par des gangs armés. Malgré les atrocités incessantes, cette crise est passée quasiment inaperçue auprès de la communauté internationale. Sans doute a-t-elle été occultée par le conflit au Darfour. Le HCR tente de répondre aux immenses besoins.