Augmentation du nombre de Somaliens à Djibouti

Points de presse, 5 février 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 5 février 2008 au Palais des Nations à Genève.

Un nombre croissant de demandeurs d'asile et de migrants somaliens fuient vers Djibouti, qui pourrait devenir une nouvelle route de migration vers le Moyen-Orient depuis la Somalie ravagée par la guerre.

En 2007, un total de 700 demandeurs d'asile somaliens ont fui vers Djibouti. Cette année, plus de 550 demandeurs d'asile et migrants ont déjà gagné Djibouti après une traversée depuis le nord-ouest de la Somalie, une région également connue sous le nom de Somaliland dont 400 d'entre eux sont arrivés en janvier. Dans la ville portuaire d'Obock, au nord de Djibouti, la capitale, le nombre de personnes quittant le port dans de petites embarcations a également augmenté régulièrement, selon les autorités portuaires.

Au cours d'une visite récente à Loyada, un point de passage frontière entre le Somaliland et Djibouti, les gardes frontière ont indiqué à une équipe conjointe, comprenant des employés de l'UNHCR et des fonctionnaires gouvernementaux, qu'il y a un flot continu de demandeurs d'asile se regroupant dans le no-man's land, alors qu'ils cherchent à entrer à Djibouti. Auparavant, les demandeurs d'asile effectuaient un voyage périlleux dans la région vallonnée séparant Djibouti et le Somaliland, pour éviter d'être bloqués à la frontière pendant des jours. L'UNHCR et les fonctionnaires gouvernementaux sont maintenant intervenus auprès des gardes frontière pour leur demander que les demandeurs d'asile somaliens puissent entrer, en accord avec les obligations internationales de Djibouti. Le Gouvernement de Djibouti et l'UNHCR étudient actuellement la possibilité d'établir un centre d'accueil près de la frontière, pour recevoir les demandeurs d'asile et étudier leurs cas, avant leur transfert au camp Ali Adeh, qui accueille environ 7 000 réfugiés. Quelque 3 500 d'entre eux sont originaires du sud et du centre de la Somalie, dont environ 2 800 du Somaliland. Les gardes frontière ont également indiqué que des passeurs avaient commencé à rôder dans le no-man's land, offrant d'embarquer le groupe mixte composé de demandeurs d'asile et de migrants originaires de Zeila, une ville du Somaliland, pour traverser le golfe d'Aden directement vers le Yémen ou vers le nord de Djibouti avant d'organiser leur traversée vers le Yémen.

La plupart de ceux qui arrivent à Djibouti sont originaires du centre et du sud de la Somalie, dont Mogadiscio, la capitale de la Somalie, Baidoa et des zones proches, ainsi que Beletweyne. La majorité d'entre eux déclare avoir passé plusieurs mois dans d'autres villes comme Galkayo, Bossasso et Hargeisa avant de venir à Djibouti. D'autres indiquent avoir vécu dans des installations pour personnes déplacées internes en Somalie. Cependant ils ne recevaient pas suffisamment d'aide et ils n'avaient aucun moyen de gagner leur vie. Ceux qui franchissent la frontière sont principalement des jeunes célibataires, dont quelques-uns d'entre eux espèrent poursuivre le voyage vers le Yémen.

L'UNHCR continue d'appeler à une action plus importante pour sauver des vies humaines dans le golfe d'Aden et d'autres zones maritimes. Pour la seule année 2007, plus de 29 500 personnes sont arrivées sur les côtes du Yémen, alors que plus de 1 400 personnes sont mortes ou portées disparues durant cette traversée périlleuse.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

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