Le HCR se déclare préoccupé suite au meurtre d'un demandeur d'asile en Ukraine

Points de presse, 1 février 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 1 février 2008 au Palais des Nations à Genève.

Nous avons été choqués par le meurtre d'un demandeur d'asile originaire de la République démocratique du Congo, survenu la semaine dernière, à Kiev, la capitale ukrainienne. Ce demandeur d'asile âgé de 19 ans était arrivé en juin 2007 en quête de protection internationale. Il a pris contact avec notre partenaire non gouvernemental à Kiev pour une aide juridique et a été enregistré officiellement en tant que demandeur d'asile au service de la migration de la ville de Kiev.

Son corps a été trouvé durant la nuit du 27 janvier, et présentait de nombreux coups de couteau. Le motif de ce meurtre n'est pas encore établi, selon la police. Le Bureau des Nations Unies en Ukraine, l'UNHCR et l'Organisation internationale pour les migrations ont exprimé aux autorités ukrainiennes leur profonde préoccupation après ce meurtre et ont demandé qu'une enquête minutieuse soit diligentée, incluant la possibilité que ce soit une agression raciste et qu'ils soient informés des résultats de cette enquête.

En juin dernier, nous avions fait part de notre préoccupation sur l'augmentation des agressions subies par les demandeurs d'asile et les réfugiés en Ukraine. En 2007, quelque 17 personnes relevant de notre compétence ont fait état à l'UNHCR de tels incidents dans la seule ville de Kiev, incluant des agressions gratuites, des coups et des abus verbaux.

En janvier, des organisations suivant de près la situation ont note une augmentation du nombre d'incidents de violence contre des personnes d'origine ethnique différente à la fois à Kiev et dans d'autres régions du pays.

L'UNHCR apprécie les mesures importantes prises par les ministres ukrainiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères, incluant la nomination d'un ambassadeur spécial pour répondre à ce problème.

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Déplacement, handicap et incertitude en Ukraine

A ce jour, environ 275 500 personnes sont déplacées internes à cause des combats en Ukraine. Parmi elles, certaines vivent avec un handicap comme Viktoria, 41 ans, et son mari Aleksandr, 40 ans, qui souffrent tous deux de paralysie cérébrale. La vie est déjà difficile dans des conditions normales pour ce couple qui a également deux garçons : Dima, 20 ans, et Ivan, 19 mois. Mais aujourd'hui c'est une véritable lutte.

Fin juillet, les bombardements sur la ville de Donetsk, à l'est de l'Ukraine, ont forcé Viktoria et Aleksandr à fuir vers la région voisine de Kharkiv. Peu après, les médicaments de Viktoria ont commencé à manquer. Recherchant désespérément de l'aide, Aleksandr a appelé la Fondation Rinat Akhmetov qui leur a trouvé un moyen de transport et un hébergement à Kharkiv.

De là-bas, ils ont été transférés au camp d'été de Promotei situé près de la ville de Kupiansk. La forêt, le grand air et le lac à proximité du camp leur ont offert un environnement parfait pour passer l'été. Mais, comme les 120 autres personnes déplacées à l'intérieur du pays (déplacés internes) vivant dans cet endroit, Viktoria et Aleksandr ne pensaient qu'à leur maison. Ils espéraient rentrer avant l'automne. Mais l'automne est vite arrivé et cette option s'éloigne.

Aujourd'hui, le retour à Donestsk n'est toujours pas sûr. En outre, le camp n'a pas été préparé pour l'hiver qui approche et l'administration a demandé aux personnes de partir d'ici le 15 octobre. Viktoria et Aleksandr ne savent pas où aller avec leur jeune fils. Les photos du couple et de leur plus jeune fils ci-dessous ont été prises par Emine Ziyatdinova.

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