Accord tripartite sur le retour des réfugiés mauritaniens

Points de presse, 13 novembre 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 13 novembre 2007 au Palais des Nations à Genève.

Les Gouvernements de Mauritanie et du Sénégal, ensemble avec l'UNHCR ont signé à Nouakchott lundi après-midi un accord tripartite préparant ainsi le retour de quelque 24 000 réfugiés mauritaniens. La cérémonie de signature a également été suivie par une délégation de réfugiés mauritaniens du Sénégal.

Nous saluons la signature de ce document qui fixe un cadre légal pour le rapatriement et la réintégration volontaires des Mauritaniens réfugiés qui avaient fui leur pays dans les années 80. Ce retour permettre de résoudre l'une des plus longues situations de réfugiés en Afrique et représente la seule solution durable pour le déplacement au Proche Orient et dans la région d'Afrique du Nord actuellement.

La décision du gouvernement mauritanien de permettre aux réfugiés de rentrer chez eux a coïncidé cette année avec les célébrations de la Journée mondiale du réfugié, le 20 juin.

Les réfugiés originaires de Mauritanie ont passé près de deux décennies en exil, principalement au Sénégal et Mali. En avril 1989, un conflit frontalier de longue durée a éclaté entre la Mauritanie et le Sénégal dégénérant en violence ethnique. Quelque 60 000 Mauritaniens ont fui vers le Sénégal et le Mali. La plupart d'entre eux se sont installés dans des centaines de villages le long de la vallée de la rivière Sénégal. Dans le même temps, des citoyens mauritaniens étaient expulsés vers la Mauritanie.

L'UNHCR a fourni une assistance aux réfugiés mauritaniens dans le nord du Sénégal depuis 1995 et a facilité la réintégration de quelque 35 000 personnes rentrées spontanément en Mauritanie de 1996 à 1998. La plupart de réfugiés restant au Sénégal vivent dans les zones rurales où ils se sont vu accorder un droit d'accès à la terre et aux services publics.

Dans le cadre du travail préparatoire pendant le mois d'août et septembre, l'UNHCR avec les autorités congolaises a mené une enquête parmi les réfugiés mauritaniens. Les premiers résultats montrent que 24 000 réfugiés mauritaniens vivant dans 250 lieux différents le long des 600 kilomètres de la vallée de la rivière Sénégal, souhaitent rentrer chez eux sur la rive opposée.

Dans le même temps, dans le cadre des efforts pour optimiser l'utilisation des ressources pour l'opération, nous avons redéployé beaucoup de matériels, principalement des véhicules et des matériels de secours, depuis d'autres programmes actuellement en phase d'achèvement en Afrique de l'Ouest.

Si le temps et l'état des routes le permettent, le premier convoi de rapatriement volontaire est prévu pour début décembre. Une fois lancée, l'opération est prévue pour durer 17 mois. Nous estimons que d'ici la fin de l'année, quelque 2 000 réfugiés mauritaniens pourront rentrer chez eux.

L'UNHCR organisera le rapatriement volontaire des réfugiés mauritaniens en fournissant un transport sécurisé et une première assistance à la réintégration pour le retour dans les régions d'origine. Le manque de routes praticables en Mauritanie sur les itinéraires de rapatriement est l'un des principaux défis de l'opération. Beaucoup de réfugiés au Sénégal vivent le long de la rivière Sénégal séparant les deux pays. Ils seront transportés avec leurs biens vers leur région d'origine en traversant la rivière vers la Mauritanie. Le transport jusqu'à la destination finale vers leurs régions d'origine nécessitera des véhicules tout terrain.

Nous espérons que la signature de l'accord tripartite encouragera les donateurs à répondre à l'appel pour sept millions de dollars lancé par l'UNHCR en août. Jusqu'à présent, nous avons reçu seulement 1,5 millions, ce qui couvrira seulement les besoins jusqu'à la fin de l'année.

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