Iraq : Le HCR accueille chaleureusement l'annonce d'un don des Emirats arabes unis

Points de presse, 2 octobre 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 2 octobre 2007 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR accueille chaleureusement l'annonce d'un don de 10 millions de dollars par son Altesse Sheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats arabes unis, en soutien à nos opérations pour les réfugiés iraquiens en Syrie. Ce don nous aidera à alléger les souffrances des réfugiés iraquiens, ainsi que le fardeau supporté par les pays d'accueil comme la Syrie.

Nous remercions le Président et la population des Emirats arabes unis pour cette contribution bienvenue, preuve de notre partenariat humanitaire renforcé et de la solidarité humanitaire de cette région. Le Haut Commissaire António Guterres envoie un message de remerciement et de félicitation à son Altesse Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président des Emirats arabes unis, en reconnaissance de son don.

Parallèlement, dans la région, les employés de l'UNHCR ont indiqué hier que le point de passage frontière entre l'Iraq et la Syrie à Al Tanf était quasiment désert, en contraste avec la veille où la même équipe avait vu un grand nombre d'Iraquiens traversant pour entrer en Syrie. Les chauffeurs de camions iraquiens les seuls qui avaient reçu des visas pouvaient encore traverser la frontière hier. Bien que nous n'ayons reçu aucune notification officielle de la part des autorités syriennes, nous pensons que cela pourrait signifier que la Syrie a recommencé à imposer des restrictions de visas aux Iraquiens souhaitant entrer en Syrie.

Le mois dernier, la Syrie a annoncé son intention d'imposer des visas, arguant du fait qu'elle avait reçu plus de 1,4 million d'Iraquiens et qu'elle avait atteint maintenant un point de rupture. Avec le début du Ramadan, cependant l'obligation de visas avait été temporairement reportée. Il semble qu'elle ait été maintenant instaurée de nouveau.

Une fermeture de la frontière pourrait signifier que les Iraquiens fuyant leur pays perdraient leur accès à un havre de sécurité. Nos équipes en Syrie discutent toujours avec le gouvernement d'une possibilité d'introduire un visa spécial humanitaire qui pourrait permettre, à ceux qui en ont le plus besoin, d'entrer dans le pays pour des raisons humanitaires d'urgence. Mais jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'avancée précise sur ce point.

Il y a plus de 4,4 millions d'Iraquiens déracinés et ils continuent de fuir au rythme d'environ 60 000 par mois. Plus de 2,2 millions d'entre eux sont déplacés à l'intérieur de leur propre pays, dont parmi eux quelque 800 900 personnes vivant dans les Gouvernorats du Nord, 740 500 dans le centre et 714 600 dans le sud de l'Iraq. Par ailleurs, 2,2 autres millions d'Iraquiens ont fui leur pays la majorité d'entre eux vers la Syrie. Les Iraquiens de Syrie constituent maintenant environ 10 pour cent du total de la population et cela provoque d'énormes tensions sur le pays. L'UNHCR a appelé à un soutien renforcé pour les pays comme la Syrie et la Jordanie qui, à eux deux, accueillent plus de deux millions de réfugiés

Pendant les six premiers mois de 2007, on estime à 19 800, le nombre d'Iraquiens qui ont demandé l'asile dans les pays industrialisés hors de la région (Amérique du Nord, Europe et Australie). En même temps, l'UNHCR a transmis plus de 14 000 dossiers d'Iraquiens parmi les plus vulnérables aux pays de réinstallation pour qu'ils étudient ces cas. A la fin du mois de septembre, seulement 1 800 de ces Iraquiens étaient partis vers différents pays de réinstallation.

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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