Arrivée de Palestiniens aujourd'hui au Brésil

Points de presse, 21 septembre 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 21 septembre 2007 au Palais des Nations à Genève.

Ce matin, 35 Palestiniens, qui vivaient depuis quatre ans dans le camp désertique et isolé de Ruweished, étaient attendus à l'aéroport international de Sao Paulo, au Brésil. Ils forment le premier groupe parmi quelque 100 Palestiniens pour lesquels une solution a pu être trouvée au Brésil.

Leur départ du camp hier a été un moment chargé d'émotions pour beaucoup, qui avaient ces dernières années presque perdu espoir de retrouver un jour une vie normale. Les Palestiniens, qui avaient fui l'Iraq, étaient soumis à des conditions très difficiles dans un camp désertique, poussiéreux et infesté de scorpions, sans nulle part où aller. Ces dernières années, l'UNHCR a lancé des appels répétés pour qu'une solution humaine soit trouvée en faveur de ce groupe. La Jordanie abrite déjà un grand nombre de Palestiniens et souhaitait que d'autres pays prennent leur part de responsabilité dans la gestion de ce fardeau. En dehors de ce dernier accord formulé par le Brésil, seuls le Canada et la Nouvelle-Zélande qui ont accepté respectivement 54 et 22 Palestiniens ces dernières années sont venus en aide à ce groupe désespéré.

Avant le départ, l'ensemble du groupe a été informé de manière exhaustive, et sensibilisé aux différences culturelles. Ils ont aussi pris des leçons de portugais, dispensées par un membre brésilien du personnel de l'UNHCR travaillant en Jordanie. Entre temps, le bureau de l'UNHCR au Brésil a préparé l'arrivée des Palestiniens, en engageant du personnel bilingue (arabe, portugais) pour nos organisations partenaires. Le personnel a été formé aux traditions et à la culture palestiniennes ; il sera chargé d'assurer une intégration en douceur des Palestiniens au sein de la société brésilienne.

Ce premier groupe sera suivi, au cours des prochaines semaines, par un second groupe de 70 réfugiés palestiniens de Ruweished. Ces Palestiniens s'installeront dans l'Etat de Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil. Tous les Palestiniens pourront bénéficier d'un logement loué à leur intention et recevront des meubles et une assistance matérielle pendant une période pouvant aller jusqu'à 24 mois. Leurs profils professionnels sont en train d'être étudiés afin de garantir à tous des possibilités d'emploi. De plus, un réseau de volontaires et de communautés locales a été mis en place pour leur fournir un soutien moral pendant leur intégration. Tous les enfants palestiniens se verront initialement offrir la possibilité de suivre des cours de portugais, jusqu'à la prochaine rentrée scolaire en mars 2008, lorsqu'ils seront en mesure de rejoindre l'école normalement.

L'UNHCR accueille avec satisfaction la réinstallation à titre humanitaire accordée aux Palestiniens par le Brésil, ainsi que l'aide fournie par la Jordanie, qui a abrité ce groupe et autorisé leur départ. Ces Palestiniens bénéficient des programmes de réinstallation établis sur une base de solidarité dans le cadre du Plan d'action de Mexico de 2004, et destinés à constituer l'une des solutions durables pour les réfugiés. Ce plan, qui a été adopté par 20 pays d'Amérique latine, a pour le moment uniquement bénéficié à des réfugiés originaires de la région, principalement des Colombiens.

Plus de 1 750 Palestiniens d'Iraq restent bloqués le long de la frontière entre l'Iraq et la Syrie dans des conditions de vie déplorables. Par ailleurs, environ 13 000 Palestiniens continuent à être pris pour cible, harcelés, menacés et tués à Bagdad.

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Manuel de réinstallation du HCR

Un document de référence dans l'élaboration des critères régissant la réinstallation et des différentes approches en matière de politique de réinstallation.

Réinstallation

Cette alternative, offerte à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, est rendue possible par le HCR et les gouvernements.

Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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Evaluer les besoins des réfugiés au Brésil

Le personnel du HCR a rendu visite et s'est entretenu avec des réfugiés vivant en milieu urbain au Brésil pour évaluer leurs besoins en matière de protection ainsi que ceux d'autres personnes relevant de la compétence du HCR. L'agence pour les réfugiés, conjointement avec des partenaires locaux, mène chaque année cette Evaluation concertée des besoins. Le HCR procède à une approche basée sur l'Intégration de critères d'âge, de genre et de diversité, avec également la participation de minorités et de groupes vulnérables, y compris des femmes, des personnes âgées, des handicapés et d'autres. Cette année, l'évaluation a été menée dans cinq villes - São Paulo, Rio de Janeiro, Brasília, Rio Grande de Sul et Manaus. Les réfugiés ayant pris part à l'évaluation ont indiqué que l'évaluation leur avait permis de partager leurs points de vue, leurs problèmes et de trouver ensemble des solutions avec le HCR et d'autres organisations. D'autres intervenants, y compris des fonctionnaires, des travailleurs humanitaires et des universitaires, ont également participé.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue