Slovaquie : un nouvel accord pour des contrôles aux frontières et à l'aéroport

Points de presse, 18 septembre 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 18 septembre 2007 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR a signé un accord avec la police slovaque des étrangers et des frontières ainsi que la Ligue des Droits de l'homme basée à Bratislava pour le contrôle des activités le long des frontières terrestres slovaques et dans les aéroports. Le but premier de ces contrôles, qui se traduiront par des missions régulières financées par l'UNHCR, est de s'assurer que les demandeurs d'asile aient accès au territoire de l'UE et aux procédures d'asile.

L'accord, signé le 5 septembre, formalise la coopération, le rôle et les responsabilités de chacun ainsi que la méthodologie de travail des différentes parties prenantes.

Un accord semblable a été signé avec la Hongrie à la fin 2006 et des négociations sont actuellement en cours avec la Slovénie et la Pologne pour un accord similaire que nous espérons avoir finalisé dans les prochains mois. Ces accords représentent un élément important des activités de l'UNHCR dans le cadre du récent Plan d'Action en 10 points pour les frontières est et sud-est de l'UE.

Les pays qui forment la frontière orientale de l'UE la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Slovénie font face à une migration irrégulière importante, souvent facilitée par les réseaux de trafiquants et de passeurs. Alors que la région a toujours été traditionnellement un lieu de transit, certains pays deviennent de plus en plus des pays de destination aussi bien pour les migrants que pour les demandeurs d'asile. Le contrôle à la frontière orientale de l'UE, longue de plus de 2 610 km, est l'une des principales activités de l'UNHCR dans la région.

En 2006, un total de 9 900 nouveaux demandeurs d'asile ont été enregistrés en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie et en Slovénie, chiffre à comparer à celui de 14 600 de 2005 et 22 100 de 2004.

Avec des flux mixtes de migrants et de demandeurs d'asile, ainsi que des criminels impliqués dans un trafic profitable d'êtres humains, les institutions en charge de l'application de la loi tendent à mettre l'accent sur l'arrêt des migrations illégales plus que sur l'assistance aux demandeurs d'asile. Les nouveaux accords, ainsi que ceux en préparation, sont conçus pour s'assurer que les demandeurs d'asile reçoivent l'aide et la protection qu'ils sont en droit d'attendre dans le cadre des lois internationales.

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Un adolescent en exil

Comme tous les pères avec leurs fils, Fewaz et Malak ont parfois du mal à coexister. Une nouvelle coupe de cheveux et une cigarette en cachette peuvent déjà créer des tensions dans le petit appartement qui est leur chez-soi. Malgré cela, un lien puissant les unit : ces réfugiés syriens ont été bloqués pendant près d'un an dans un quartier pauvre d'Athènes.

Ils avaient auparavant fui leur maison avec le reste de la famille durant l'été 2012, après que la guerre ait commencé à tourmenter leur paisible vie. Depuis la Turquie, ils avaient tenté plusieurs fois la traversée périlleuse pour entrer en Grèce.

Malak, treize ans, a été le premier à passer la frontière marquée par le fleuve Evros. Mais Fewaz, sa femme et leurs deux autres enfants n'ont pas eu cette chance en mer. Ils avaient remis toutes leurs économies d'une vie pour tenter la traversée périlleuse de la Méditerranée. Ils ont été refoulés par les gardes-côtes grecs.

Lors de leur sixième tentative, le reste de la famille a traversé la frontière et le fleuve Evros. Sa femme et ses deux enfants ont rejoint l'Allemagne, mais Fewaz est parti vers Athènes pour retrouver Malak.

«Quand j'ai enfin vu mon père à Athènes, les mots ne suffisent pas pour décrire ma joie », dit Malak. Cependant, l'adolescent était hanté par le fait de perdre à nouveau son père. « Je crains que mon père soit arrêté, que ferais-je sans lui ? »

Jusqu'au regroupement de la famille, Malak et son père restent ensemble et se serrent les coudes. Le garçon apprend à se débrouiller en grec. Et Fewaz commence à s'habituer à la coupe de cheveux de son fils.

Un adolescent en exil

Sauvetage en mer

L'été, avec son beau temps et une mer plus calme, est souvent le théâtre d'une hausse du nombre de personnes risquant leur vie pour traverser la Méditerranée et demander l'asile en Europe. Cette année, les chiffres ont toutefois augmenté dans une proportion stupéfiante. En juin, les opérations de recherche et de sauvetage Mare Nostrum ont permis de retrouver des passagers désespérés au nombre de plus de 750 par jour.

A la fin juin, le photographe du HCR Alfredo D'Amato est monté à bord du San Giorgio, un bâtiment prenant part au volet italien de l'opération navale, afin de recueillir des informations sur le processus de sauvetage - y compris depuis la première observation de bateaux à partir d'un hélicoptère militaire, le transfert des passagers vers de petits bateaux de sauvetage puis le vaisseau de la marine et, enfin, leur retour sur la terre ferme dans les Pouilles, en Italie.

Le 28 juin en l'espace de six heures seulement, l'équipage a porté secours à 1 171 personnes qui se trouvaient à bord de quatre embarcations surchargées. Plus de la moitié sont originaires de la Syrie déchirée par la guerre, avec, pour la plupart, des familles et de grands groupes. D'autres arrivent depuis l'Erythrée, le Soudan, le Pakistan, le Bangladesh, la Somalie et au-delà. Les photos de A. D'Amato et les interviews qui les accompagnent mettent en lumière la vie de ces personnes dont la situation, dans leur pays, était devenue précaire au point de mettre leur vie en péril.

Sauvetage en mer

L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

L'histoire de Jihan

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