Le HCR va signer un Accord de Siège avec le Gouvernement marocain

Points de presse, 22 juin 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 juin 2007 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR est très reconnaissant au Gouvernement marocain pour avoir annoncé, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié, la signature d'un accord de siège avec l'UNHCR. Grâce à cet accord, le bureau de l'UNHCR à Rabat deviendra une Représentation à part entière. Le personnel de l'UNHCR au Maroc bénéficiera de canaux de communication avec tous les ministères appropriés, avec les autorités centrales et locales et avec les organisations partenaires.

L'imminente signature de l'accord de siège est une expression claire de la coopération accrue et profonde entre les autorités marocaines et l'UNHCR dans ce pays. Cette coopération vise à protéger les réfugiés à l'intérieur des vastes mouvements migratoires qui touchent le pays, et à trouver des solutions durables aux réfugiés, notamment le rapatriement volontaire, l'auto-suffisance et une utilisation ciblée de la réinstallation.

Le Maroc a été le premier pays sur le continent africain à recevoir le personnel de l'UNHCR en 1959 et à autoriser l'ouverture d'une délégation honoraire en 1965. A l'heure actuelle, le bureau de l'UNHCR à Rabat a enregistré quelque 600 réfugiés relevant de son mandat, alors que quelque 1 000 demandes d'asile sont en cours, venant principalement de ressortissants de pays d'Afrique sub-saharienne.

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Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

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