Visite du Haut Commissaire au Japon et en Inde

Points de presse, 1 décembre 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 1 décembre 2006 au Palais des Nations à Genève.

Le Haut Commissaire António Guterres devrait arriver au Japon lundi pour une visite de trois jours au cours de laquelle il rencontrera le Ministre des Affaires étrangères, Taro Aso, des représentants du Gouvernement, des parlementaires, des ONG et d'autres personnalités. Il prononcera également un discours lors d'un Symposium de la Sécurité Humaine.

Au cours de sa visite, M. Guterres devrait rencontrer le précédent Haut Commissaire pour les réfugiés, Madame Sadako Ogata, qui est actuellement présidente de l'Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L'UNHCR et le JICA travaillent en étroite collaboration dans plusieurs pays. Le Japon est un partenaire clé dans notre travail pour les réfugiés dans le monde. Il est le cinquième donateur de l'UNHCR, ayant déjà contribué à hauteur de 63,1 millions de dollars cette année.

Après le Japon, M. Guterres se rendra en Inde pour une visite de deux jours. Il devrait rencontrer des représentants du Gouvernement indien, des dirigeants d'organisations internationales, des diplomates, des membres de la société civile, incluant la Commission nationale des Droits de l'Homme, ainsi que des partenaires de l'UNHCR.

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L'apatridie à Sri Lanka : les « Tamouls des collines »

À Sri Lanka, le pittoresque « pays des collines » est parsemé de centaines de plantations de thé. La plupart des gens qui y travaillent sont des descendants de Tamouls venus d'Inde entre 1820 et 1840, à l'époque où l'île était une colonie britannique. Les « Tamouls des collines » ont contribué, dans des proportions considérables, à la prospérité économique de Sri Lanka pendant près de deux siècles ; pourtant, jusqu'à une époque très récente, la législation draconienne du pays sur la nationalité rendait leur accession à la citoyenneté presque impossible. Dépourvus de papiers, ils ne pouvaient voter, travailler dans la fonction publique, ouvrir un compte en banque ou voyager librement.

Par le passé, les Tamouls des collines ont fait l'objet d'un certain nombre d'accords bilatéraux qui leur donnaient la possibilité d'opter pour la nationalité sri-lankaise ou la nationalité indienne. Cependant, selon les estimations, il y avait encore 300 000 apatrides d'origine indienne dans l'île en 2003.

La situation s'est très sensiblement améliorée lorsque le Parlement a voté, en octobre de la même année, une loi accordant la nationalité aux personnes d'origine indienne établies à Sri Lanka depuis 1964, ainsi qu'à leurs descendants. Le HCR, les pouvoirs publics et des organisations locales ont mené une campagne pour informer les Tamouls des collines de la publication de la loi et des démarches à accomplir pour acquérir la nationalité. À la fin de l'année 2003, plus de 190 000 apatrides ont obtenu la nationalité sri-lankaise en dix jours - une extraordinaire réussite, qui s'inscrit dans l'effort mené à l'échelle mondiale pour réduire les cas d'apatridie.

De plus, en 2009, le parlement a amendé la réglementation existante, afin d'accorder la nationalité aux personnes qui se sont réfugiées en Inde pour échapper au conflit qui sévissait à Sri Lanka et qui vivent actuellement dans des camps. Il est donc plus facile aux réfugiés de regagner leur pays s'ils le souhaitent.

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Pour la première fois depuis de nombreuses années, des réfugiés sri-lankais quittent l'Inde en ferry pour rentrer chez eux.
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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.