Sahara occidental : reprise des visites familiales

Points de presse, 3 novembre 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 3 novembre 2006 au Palais des Nations à Genève.

Après cinq mois de suspension, l'UNHCR a repris le programme des visites des familles entre les réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, et leurs proches vivant dans différentes villes du territoire du Sahara Occidental. Ce matin, 15 proches de réfugiés sahraouis ont pris place à bord d'un vol affrété par la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental) depuis Laayoune au Sahara Occidental. Une escale s'est faite dans la ville de Dakhla dans le Territoire, où un autre groupe de 15 personnes ont pris place à bord.

L'avion devrait arriver vers 11 heures à Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie. Après avoir fait le plein de kérosène, il retournera immédiatement à Laayoune avec un groupe de 33 réfugiés sahraouis du camp de Smara. Les deux groupes passeront cinq jours ensemble avec les membres de leurs familles à Laayoune et dans les camps de réfugiés en Algérie.

L'UNHCR avait initialement commencé à organiser ces visites familiales en mars 2004 dans le cadre d'une série de mesures visant à rétablir la confiance mutuelle. La possibilité de rendre visite à des membres de leurs familles ou à des amis pour la première fois en 30 ans avait été extrêmement populaire, avec près de 2 500 personnes qui ont pu bénéficier de cette opportunité.

Si les fonds sont disponibles, l'UNHCR prévoit de poursuivre ces visites jusqu'à la fin de l'année prochaine, pour faire bénéficier 2 632 autres personnes.

D'autres mesures visant à rétablir la confiance ont inclus les services de téléphonie entre les réfugiés présents dans les camps et le territoire du Sahara Occidental, qui ont bénéficié à plus de 56 000 réfugiés depuis 2004.

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Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

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