Le HCR condamne les violences dirigées contre les rapatriés serbes au Kosovo

Points de presse, 22 septembre 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 septembre 2006 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR condamne fermement un attentat à la bombe perpétré cette semaine contre une famille de rapatriés serbes dans la ville de Klina/Kline à l'ouest du Kosovo, blessant sérieusement quatre personnes. L'incident de mardi (19 septembre) a été également condamné par la Mission des Nations Unies au Kosovo (MINUK) et par les autorités locales. Il a encore ajouté à l'angoisse et à la peur qui règnent au sein de la petite communauté des rapatriés serbes du Kosovo et au sein de la communauté locale.

Nous sommes particulièrement inquiets car il s'agit de la troisième attaque violente sur une courte période qui vise des rapatriés serbes dans la municipalité de Klina/Kline. Le 20 juin, un rapatrié serbe du Kosovo à Klina/Kline a été tué devant sa maison, et le 11 septembre la maison d'une famille de rapatriés serbes du Kosovo reconstruite a, à nouveau, été détruite.

Un total de 552 Serbes et de Roms sont rentrés dans la municipalité de Klina/Kline depuis 2000 parmi eux, 113 sont rentrés dans la ville elle-même.

Les violences contre les rapatriés serbes et les Roms du Kosovo est un phénomène récurrent, qui varie en intensité et en fréquence. L'UNHCR considère qu'un environnement sûr et sécurisé est une condition cruciale pour le retour des groupes ethniques non albanais dans cette province. Chaque incident de sécurité a des conséquences graves sur l'ensemble du processus de rapatriement, et a des répercussions parmi la population déplacée non albanaise. L'UNHCR considère qu'il est impératif que les auteurs de tels actes soient retrouvés et poursuivis selon la loi.

Nous avons également lancé un appel aux autorités au Kosovo pour qu'elles continuent à assurer la sécurité de ceux qui sont rentrés dans la province et de ceux qui se préparent à revenir.

Début 1999, le Kosovo a été la scène d'atrocités et d'un déplacement forcé de centaines de milliers de personnes d'origine ethnique albanaise. Après la fin de l'intervention de trois mois de l'OTAN et suite à l'arrivée des troupes de l'OTAN au Kosovo à la mi-juin 1999, la plupart de la population albanaise du Kosovo est rentrée en quelques jours.

Au contraire, le retour au Kosovo des non-Albanais, qui a commencé en 2000, se fait très lentement. A ce jour, seulement quelque 15 600 retours parmi les membres des minorités ethniques ont été enregistrés sur un total estimé à 250 000 personnes d'origine serbe, rom et autre qui ont quitté la province après le retrait des forces serbes en 1999. Il y a encore plus de 220 000 Serbes et Roms du Kosovo déplacés plus de 207 000 d'entre eux sont en Serbie, le reste est au Monténégro.

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Les rapatriés sont les personnes de retour chez elles. C'est la meilleure des solutions durables.

Femmes réfugiées

Si les femmes et les jeunes filles représentent environ 50 pour cent de la population mondiale des réfugiés, elles sont en revanche les plus vulnérables. Ce sont elles qui s'acquittent aussi des tâches essentielles dans les camps de réfugiés: s'occuper des enfants, participer aux projets de développement et veiller à la cohésion familiale.

En leur honneur et pour mettre l'accent sur leur situation souvent difficile, le Haut Commissaire aux réfugiés avait dédié la Journée mondiale du réfugié 2002 aux femmes réfugiées.

Les photographies de cette série soulignent les multiples rôles joués par les femmes déracinées à travers le monde. Qu'il s'agisse de la détermination de ces mères macédoniennes ramenant leurs enfants du Kosovo, de l'espoir de jeunes Sierra-léonaises réfugiées en Guinée ou des larmes de bonheur de deux sœurs enfin réunifiées, ces photos, qui nous laissent pénétrer leur univers, révèlent des instants d'une grande dignité et de courage, même dans les circonstances les plus adverses.

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Un « Hôtel » 0 étoile que les demandeurs d'asile appellent « maison » à Dijon

La France est l'une des principales destinations pour les demandeurs d'asile en Europe, avec quelque 55 000 nouvelles demandes d'asile en 2012. Compte tenu du nombre croissant de demandeurs, beaucoup de villes françaises sont confrontées à une pénurie sévère d'hébergements pour demandeurs d'asile.

Le gouvernement essaie de s'attaquer à ce problème et a annoncé, en février 2013, la création de 4 000 places supplémentaires dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile financés par l'État. Cependant de nombreux demandeurs d'asile sont toujours obligés de dormir à la rue ou d'occuper des bâtiments vides. L'un de ces bâtiments, surnommé « Hôtel Réfugiés » par ses occupants de passage, se trouve dans la banlieue de la ville de Dijon, dans l'est de la France. Il illustre la situation critique de l'hébergement.

L'ancien abattoir héberge environ 100 demandeurs d'asile, originaires principalement du Tchad, du Mali et de Somalie, mais aussi de Géorgie, du Kosovo et d'autres pays d'Europe de l'Est. La plupart sont des hommes seuls, mais il y a aussi deux familles.

Dans ce bâtiment vide, froid, humide et infesté de rats, les tuyaux fuient et l'électricité fonctionne de manière sporadique. Il n'y a qu'un seul lavabo, deux robinets d'eau potable, aucune salle de bain et aucune cuisine. Les demandeurs d'asile dorment dans les anciennes chambres froides. Les autorités ont essayé de fermer le squat plusieurs fois. Ces images, prises par le photographe britannique Jason Tanner, montrent l'état épouvantable du bâtiment et représentent les personnes qui l'appellent leur « maison ».

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