Mission en Ouganda du Président du Comité Exécutif du HCR

Points de presse, 15 septembre 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 15 septembre 2006 au Palais des Nations à Genève.

Le Président du Comité Exécutif de l'UNHCR, l'Ambassadeur Ichiro Fujisaki, est arrivé à Kampala, en Ouganda, hier (jeudi) pour une visite de trois jours durant laquelle il inspectera les programmes de l'UNHCR pour les réfugiés et les déplacés ougandais certains d'entre eux ont déjà commencé à regagner leurs villages qu'ils ont quitté depuis près de deux décennies. Avec la récente signature d'un accord de paix entre le gouvernement ougandais et la Lord's Resistance Army, ajoutée à une amélioration de la situation sécuritaire dans de nombreuses régions dans le nord, nous espérons que plus de 500 000 déplacés ougandais pourraient se décider de rentrer dans leurs villages dans les mois à venir.

La visite de l'Ambassadeur Fujisaki en Ouganda est son second voyage en Afrique depuis son élection en tant que Président de l'ExCom en octobre dernier. Il a également visité le Burundi. Le Comité Exécutif est l'organe directeur de l'UNHCR composé de 70 pays membre chargés d'examiner et d'approuver son budget-programme et de lui fournir des conseils en matière de protection. Cette année, sa réunion annuelle aura lieu la première semaine d'octobre.

L'Ambassadeur Fujisaki a prévu de rencontré aujourd'hui le Premier Ministre ougandais Moses Ecweru et d'autres personnalités gouvernementales avant de se rendre demain (samedi) à Gulu et Lira dans le nord. Les deux districts font partie des quatre lieux dans le nord de l'Ouganda où l'UNHCR a mis en place de nouveaux programmes, aux côtés d'autres agences des Nations Unies et d'ONG pour assister plus d'un million et demi d'Ougandais déplacés. Nous espérons également pouvoir développer des opérations à Kitgum et Pader avant la fin du mois.

En début d'année, l'UNHCR a ouvert de nouveaux bureaux à Gulu et Lira pour préparer nos opérations d'assistance pour le retour de près de 800 000 personnes déplacées internes qui vivent dans les deux districts.

Avec l'amélioration progressive de la sécurité dans le nord, certains déplacés ont déjà décidé de rentrer vers leurs villages d'origine. Beaucoup d'autres, cependant, demeurent soucieux, préférant passer seulement la journée dans leur village, en travaillant leur terre et retourner dans les camps pour la nuit. C'est une formule qui est utilisée depuis des années par les communautés vivant dans le nord, en particulier les enfants, pour échapper aux bandes de la LRA qui de façon notoire pratiquent le kidnapping et les abus sur les enfants.

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Comité exécutif

L'organe directeur (EXCOM) se réunit annuellement pour passer en revue programmes, budgets et autres sujets essentiels.

Réunion du Comité exécutif 2011

Le Comité exécutif du HCR s'est réuni à Genève du 3 au 7 octobre 2011.

Réunion du Comité exécutif 2012

Le Comité exécutif du HCR s'est réuni à Genève du 1 au 5 octobre 2012. Documents et rapports ici.

Réunion du Comité exécutif 2013

Le Comité exécutif du HCR se réunira à Genève du 30 septembre au 4 octobre 2013. Documents et rapports ici.

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Dans le cycle de violence sans fin à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus, en particulier les femmes et les enfants. Le problème des violences sexuelles largement répandues à l'encontre des femmes est une préoccupation très importante pour le HCR et qui ne disparait jamais. L'agence pour les réfugiés a reçu des douzaines de rapports faisant état de viols et d'agressions contre les femmes pendant la dernière vague de combats entre les troupes gouvernementales, les troupes rebelles et les milices au Nord- et au Sud-Kivu. C'est une région où le viol est utilisé comme arme de guerre.

La peur des agressions sexuelles et physiques contraint des milliers de femmes à prendre la fuite et à chercher refuge au-delà des frontières comme au Rwanda ou en Ouganda. Souvent leurs hommes restent derrière et les femmes se retrouvent chefs de foyer, seule pour protéger leurs jeunes enfants. Elles sont le fondement de la société mais aussi les premières à souffrir lorsque l'instabilité apparait dans leurs régions.

Les images suivantes ont été prises récemment en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda par Frédéric Noy. Elles montrent des Congolaises qui ont fui leurs foyers, laissant tout derrière elles pour chercher refuge dans un endroit qu'elles espèrent meilleur que celui qu'elles ont quitté. Dans bien des cas, elles se sont endurcies dans les épreuves mais nombre d'entre elles continuent à garder espoir pour elles-mêmes et leurs enfants. Elles sont une source d'inspiration pour ceux qui les aident.

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Nyakabande : Un havre de paix en Ouganda après avoir fui le conflit au Nord-Kivu

Le centre de transit de Nyakabande au sud de l'Ouganda a été rouvert par le HCR et les autorités ougandaises en février 2012 pour faire face au nombre croissant de civils congolais qui traversent la frontière pour échapper à l'anarchie généralisée dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Initialement prévu pour accueillir 500 personnes, le centre de transit a été submergé par des vagues d'arrivants fuyant la violence sévissant depuis avril entre les forces gouvernementales de la RDC et les combattants rebelles du mouvement M23. Le HCR a contribué à élargir la capacité d'accueil jusqu'à 11 000 personnes ainsi qu'à organiser le transport à partir de la frontière, mais l'afflux a porté une forte pression sur les installations. Le centre a enregistré et aidé plus de 51 000 personnes depuis janvier. La plupart d'entre elles sont originaires du Nord-Kivu. Au pic de l'afflux, en juillet dernier, le centre de transit accueillait plus de 10 000 réfugiés. Pour décongestionner le centre, le HCR a assuré le transport de plus de 30 000 Congolais vers l'installation de réfugiés de Rwamwanja, à environ 350 kilomètres au nord de Nyakabande. Pour beaucoup de ceux qui fuient l'est de la RDC, Nyakabande était une lueur d'espoir et un havre de paix après avoir fui le conflit déchirant leur région d'origine. Les derniers combats au Nord-Kivu en novembre n'ont pas eu beaucoup d'impact, mais des personnes continuent à arriver chaque jour.

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Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés

Après trois années de paix relative, des violences ont à nouveau éclaté en République démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu en avril 2012, ce qui a généré de nouveaux déplacements de population. Les combats dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles du mouvement M23 ont poussé des dizaines de milliers de civils congolais à chercher refuge de l'autre côté de la frontière en Ouganda, principalement dans le district de Kisoro. Beaucoup ont rejoint l'installation de Rwamwanja grâce aux convois organisés par le HCR. Ce site a été ouvert en avril dernier pour gérer l'afflux des réfugiés. À la fin 2012, il accueillait plus de 30 000 réfugiés. Chaque famille réfugiée se voit attribuer un carré de terrain pour y construire une maison et faire des plantations, afin d'encourager l'autosuffisance. Le HCR veut améliorer d'urgence les infrastructures de ce site et recherche des fonds supplémentaires.

Cette galerie de photos présente la vie à Rwamwanja d'une famille dirigée par Harerimana, âgé de 52 ans. La famille vivait à Bitwo, au Rutshuru. Elle s'est enfuie quand le village a été attaqué en juin dernier. Harerimana a été séparé de sa famille et il a passé cinq jours tout seul sur la route, avant de retrouver sa famille dans la forêt. Après deux semaines, ils ont traversé la frontière vers l'Ouganda et ils ont rejoint le centre de transit de Nyakabande. Ils se sont ensuite enregistrés pour être transférés vers Rwamwanja, où la famille élargie vit désormais sur deux parcelles de terrain.

Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés