Fin de la mission en Asie par une visite au Viet Nam pour Erika Feller, Haut Commissaire assistante

Points de presse, 28 avril 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 28 avril 2006 au Palais des Nations à Genève.

La mission de cinq jours en Asie de la Haut Commissaire pour la protection, Erika Feller, s'achève aujourd'hui à Hanoï, la capitale du Viet Nam, où elle a convenu avec le gouvernement que l'UNHCR et le Viet Nam continueraient leur coopération pour résoudre le problème de la minorité ethnique des Montagnards arrivés dans le Cambodge voisin.

Un accord signé à Hanoï en janvier 2005 par l'UNHCR, le Viet Nam et le Cambodge ont mis en place un cadre permettant aux quelque 750 Montagnards présents au Cambodge soit d'être réinstallés dans un pays tiers, soit de retourner au Viet Nam. La plupart de ces 605 personnes ont maintenant été réinstallées, pour la majorité aux Etats-Unis. Par ailleurs, 190 personnes sont rentrées au Viet Nam, dont 94 personnes expulsées et 96 sur une base volontaire.

Pendant sa visite au Viet Nam, Erika Feller a passé deux jours en mission dans les hauts plateaux du Viet Nam central, où elle s'est rendu compte des conditions de vie des rapatriés. Elle a pu s'entretenir avec eux. L'UNHCR a aussi mené 10 autres missions de surveillance dans les hauts plateaux et n'est pas particulièrement préoccupé par les conditions de vie des rapatriés. Le gouvernement vietnamien a indiqué qu'il continuerait à permettre à l'UNHCR de rendre visite aux rapatriés dans les Hauts Plateaux du Viet Nam central, le mémorandum d'accord de 2005 fonctionnant bien, et à travailler avec l'UNHCR et d'autres pays pour ces Montagnards qui ont souhaité partir à l'étranger.

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L'apatridie au Viet Nam

Le Viet Nam a accordé la citoyenneté à des milliers d'apatrides au cours des deux dernières années ; par ses réalisations dans ce domaine, le pays est à la pointe de l'action menée dans le monde pour prévenir l'apatridie et y mettre fin.

Près de 1 400 anciens réfugiés cambodgiens, devenus apatrides après la chute du régime sanguinaire des Khmers rouges en 1975, ont reçu la nationalité vietnamienne en 2010 ; ce résultat était l'aboutissement de cinq années de coopération entre le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et le Gouvernement vietnamien. La plupart des anciens réfugiés résident au Viet Nam depuis 1975, parlent vietnamien et sont parfaitement intégrés. Près d'un millier de leurs semblables devraient obtenir la citoyenneté dans un avenir proche. L'octroi de la nationalité est assorti de la délivrance du livret de famille - une pièce capitale, qui régit toutes les relations des Vietnamiens avec l'administration - et d'une carte d'identité nationale. Grâce à ces deux documents, les nouveaux citoyens peuvent accéder à la propriété, faire des études supérieures et bénéficier de l'assurance-maladie, ainsi que de la retraite. Ils peuvent également faire des choses toutes simples, qui leur étaient interdites auparavant, comme acheter une moto.

En 2009, le Viet Nam a également adopté une loi destinée à restituer leur nationalité à des femmes vietnamiennes qui étaient devenues apatrides dans leur pays d'origine car elles avaient épousé des étrangers mais avaient divorcé avant d'obtenir la nationalité de leur conjoint pour elles et pour leurs enfants.

Selon les estimations du HCR, il y a aujourd'hui 12 millions d'apatrides dans le monde.

L'apatridie au Viet Nam

Viet Nam : Sans nationalitéPlay video

Viet Nam : Sans nationalité

Dans les années 70, des milliers de personnes ont fui vers le Viet Nam pour échapper au régime des Khmers rouges sévissant au Cambodge. Certains avaient trouvé refuge à Ho Chi Minh Ville par exemple et ils sont devenus apatrides.