Inondations au camp de Tindouf : La suite de l'opération humanitaire dépend de la réponse des donateurs

Points de presse, 24 février 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 24 février 2006 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR lance un appel d'urgence aux donateurs pour qu'ils financent le pont aérien de secours transportant des articles humanitaires depuis notre entrepôt de Jordanie pour les quelque 60 000 réfugiés sahraouis victimes des inondations près de Tindouf, dans l'ouest de l'Algérie. Après deux vols effectués le week-end dernier par des avions cargo C-130 des armées de l'air italienne et portugaise transportant au total 20 tonnes de matériel, ainsi qu'un autre vol italien prévu pour ce week-end, il n'est prévu aucun autre financement pour le moment concernant la suite du transport par voie aérienne. De même, nous ne disposons d'aucune ressource financière pour affréter des vols commerciaux et transporter les 150 tonnes restantes d'articles de secours pour les réfugiés.

Il est crucial que nous puissions faire parvenir ces articles de secours aux réfugiés, dont les maisons ont littéralement disparu, après trois jours de pluies torrentielles il y a près de deux semaines. Plus de 50 pour cent des infrastructures dans trois camps ont été sévèrement endommagées, la plupart d'entre elles sont sur le point de s'effondrer.

Le premier des deux vols du week-end dernier a apporté 440 tentes familiales légères et d'autres biens de secours. Toutefois, même en ajoutant les 4 000 tentes données par les autorités algériennes, il est impossible d'abriter tous les réfugiés devenus sans abri.

Nous disposons de plus de 150 tonnes de biens de secours 800 tentes, 43 000 couvertures, 10 000 matelas, 3 000 bâches en plastique et 8 000 jerrycans prêtes à être transportées depuis la Jordanie. Entre 10 et 15 vols de C-130 seraient nécessaires pour les acheminer vers l'Algérie.

Sur le terrain à Tindouf, l'UNHCR et ses partenaires travaillent sans relâche pour soulager la souffrance des réfugiés et les héberger au mieux. La plupart des réfugiés sont accueillis temporairement dans des tentes et survivent grâce à l'aide fournie rapidement par l'Algérie, l'Espagne, l'UNHCR ainsi que de nombreuses agences locales et internationales. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni de la nourriture depuis ses stocks d'urgence ainsi que d'autres articles de secours.

Avec la plupart des infrastructures détruites dans les camps, il faut davantage de tentes d'urgence qui serviront de salles de classe, infirmeries, jardins d'enfants et centres communautaires pour les jeunes, les femmes et les enfants.

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Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

Repérés au large des îles Canaries