Le HCR reste préoccupé par le sort de 11 demandeurs d'asile ouzbeks expulsés d'Ukraine

Points de presse, 24 février 2006

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 24 février 2006 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR reste préoccupé par le sort de 11 demandeurs d'asile ouzbeks qui ont été expulsés de force depuis l'Ukraine le 14 février. Ces 11 personnes avaient enregistré leur demande d'asile ou étaient sur le point de le faire, lorsqu'elles ont été arrêtées en Ukraine et expulsées de force vers l'Ouzbékistan. Nous sommes extrêmement inquiets de leur sort et appelons en leur faveur à un traitement humain, dans le respect des standards internationaux.

Depuis vendredi dernier, l'UNHCR a demandé aux autorités ouzbèkes à avoir accès aux Ouzbeks expulsés, mais jusqu'à maintenant ceci ne lui a pas été permis. L'UNHCR, dans le cadre de l'exercice de son mandat de protection internationale, fait la promotion du retour volontaire des réfugiés vers leur pays d'origine si les circonstances permettent le rapatriement dans la sécurité et la dignité. Conformément à son statut et aux résolutions consécutives de l'Assemblée générale, ainsi qu'à la Convention de 1951, le rôle de l'UNHCR inclut aussi la surveillance de la situation des rapatriés dans leur pays d'origine. Faire l'objet d'une extradition ne soustrait pas le demandeur d'asile ou le réfugié de la protection internationale pour les réfugiés. Renvoyer des personnes dans des pays où ils risquent la torture constitue, par ailleurs, une violation de la Convention des Nations Unies contre la torture.

Les demandeurs d'asile ont été arrêtés en Ukraine à la suite des demandes d'extradition par le Procureur d'Ouzbékistan les concernant, alléguant de leur participation aux manifestations civiles à Andijan le 13 mai 2005, qui se sont terminées dans la violence.

L'UNHCR reste aussi préoccupé par le sort de quatre réfugiés ouzbeks toujours détenus au Kirghizistan, mais a obtenu l'assurance de la part des autorités kirghizes qu'aucune expulsion ne serait décidée pour le moment. Deux d'entre eux se sont vus refuser leur demande d'asile par une décision de la Cour Suprême la semaine dernière. Les deux autres comparaîtront au tribunal le 3 mars, en appel contre la décision de rejet de la première instance. Ces quatre personnes ont été arrêtées à la suite d'une demande d'extradition du gouvernement ouzbek. L'UNHCR a demandé au gouvernement kirghize de s'abstenir de toute action qui aboutirait au retour forcé de ces quatre réfugiés vers l'Ouzbékistan.

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