Maroc : le gouvernement permet la visite auprès de 40 Sub-Sahariens disposant de documents HCR

Points de presse, 8 novembre 2005

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 8 novembre 2005 au Palais des Nations à Genève.

Mercredi de la semaine dernière, l'UNHCR au Maroc a pu rendre visite à plus de 40 Sub-Sahariens qui possédaient des papiers de l'UNHCR, qui se trouvent actuellement à Guelmin dans la partie sud du pays. Ces 40 personnes figurent sur une liste de 85 relevant de la compétence de l'UNHCR, qui a été remise il y a deux semaines aux autorités marocaines. Une équipe de trois employés de l'UNHCR a passé trois jours à interviewer les personnes dans un lieu civil près du camp de Guelmin. Leurs demandes pour le statut de réfugié sont actuellement étudiées.

Plus tard cette semaine, l'UNHCR espère pouvoir se rendre au camp de Nador près de l'enclave espagnole de Melilla pour interviewer d'autres personnes figurant sur cette liste. En coopération avec les autorités marocaines, nous essayons d'identifier le lieu où pourraient se trouver d'autres personnes relevant de notre compétence.

Cependant, nous continuons à recevoir des demandes d'asile à Rabat. Nous avons revu nos procédures d'asile de façon à pouvoir identifier plus rapidement et en toute transparence les demandeurs d'asile porteurs d'une demande valide. Nous espérons pouvoir clarifier la situation de 1 700 cas en attente dans les semaines à venir. Depuis 2000, un total de 265 personnes ont été reconnues comme réfugiées au Maroc.

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Voir aussi

Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

Repérés au large des îles Canaries