Le HCR évalue l'arrivée des musulmans depuis le sud de la Thaïlande en Malaisie

Points de presse, 13 septembre 2005

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 13 septembre 2005 au Palais des Nations à Genève.

Le personnel de l'UNHCR à Kuala Lumpur, en Malaisie, est actuellement en train de mettre en place une évaluation préliminaire d'un groupe de 131 musulmans du sud de la Thaïlande. Cela, après avoir terminé, vendredi dernier, les entretiens avec le groupe dans un centre d'immigration à Kelantan, au nord-est de la Malaisie.

Les entretiens ont été menés pendant plusieurs jours par une équipe de 11 employés de l'UNHCR déployés à Kuala Lumpur au centre d'immigration Tanah Merah. L'équipe de l'UNHCR cherche à établir les circonstances qui ont provoqué la fuite de ce groupe vers la Malaisie le 30 août dernier et à évaluer leur besoin de protection et d'assistance humanitaire.

Les résultats des entretiens sont maintenant rassemblés, évalués, révisés, un processus qui peut prendre jusqu'à 10 jours. Au plus tôt, les résultats préliminaires seront prêts pour la fin de la semaine prochaine.

Ce groupe composé de 61 hommes, 21 femmes et de 49 enfants (âgés de 5 mois à 17 ans), soit au total 64 familles, attend dans le centre d'immigration de Tanah Merah.

Restant fidèle à sa tradition humanitaire, la Malaisie coopère entièrement avec l'UNHCR, respectant notre mandat et appliquant les standards internationaux et juridiques.

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Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

Réfugiés du Myanmar

Malaisie : Les réfugiés s'entraident

De nombreux Malais ne peuvent cacher leur étonnement lorsqu'ils apprennent que leur pays accueille des réfugiés. Cela montre à quel point les quelque 67 800 réfugiés sont invisibles. Ils ne vivent pas dans des camps mais dans les villes de Malaisie, dans des appartements et des maisons à bas prix au côté des Malais. Les réfugiés, dont l'écrasante majorité est originaire du Myanmar, vivent par groupes très unis de 20 à 30 personnes dans de petits appartements.

Comme dans de nombreux autres pays asiatiques, le statut officiel de réfugié du HCR ne confère pas toujours une protection adaptée. Les réfugiés ne sont pas autorisés à travailler légalement et ils sont exploités pour effectuer des métiers sales, dangereux et difficiles que refuse la population locale.

Plus que dans d'autres pays, les réfugiés en Malaisie se regroupent pour s'entraider en l'absence de services assurés par les pouvoirs publics. Le HCR, les organisations non gouvernementales et des bénévoles soutiennent ces initiatives, y compris des petits commerces d'artisanat ainsi que des écoles et des dispensaires, qui sont essentiellement menées par les réfugiés eux-mêmes.

Malaisie : Les réfugiés s'entraident