• Taille du texte Taille normale du texte | Augmentez la taille du texte de 10% | Augmentez la taille du texte de 20% | Augmentez la taille du texte de 30%
  • Version anglaise

Le HCR célèbre dimanche la Journée Mondiale de l'Environnement

Points de presse, 3 juin 2005

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 3 juin 2005 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR se joint au Programme des Nations Unies pour l'Environnement pour célébrer la Journée Mondiale de l'Environnement. Les questions d'environnement sont étroitement liées avec les opérations de réfugiés, spécialement pour celles à grande échelle. L'UNHCR n'est pas seulement concerné par des problèmes généraux environnementaux, mais aussi par l'impact négatif d'une population réfugiée sur l'environnement de son lieu d'accueil et de possibles répercussions sur l'asile ou la volonté d'une nation d'accepter les réfugiés.

L'arrivée inattendue d'un grand nombre de réfugiés, ainsi que l'installation de longue durée dans les pays d'asile, peuvent avoir un impact significatif sur l'environnement. Des arbres sont coupés pour construire les abris, faire cuire la nourriture et pour dégager du terrain pour les récoltes. L'eau est puisée pour la boisson, la cuisine, la lessive. Une quantité non négligeable de déchets est produite. En l'absence de mesures rapides et appropriées pour limiter ces impacts, de telles activités peuvent rapidement conduire à la déforestation, l'érosion des sols et des ressources naturelles raréfiées pour les communautés d'accueil. Cela peut générer des conflits et, à l'extrême, éventuellement influer sur la décision d'un pays d'accepter ou non des réfugiés. Au cours des années, l'UNHCR a été impliqué pour l'environnement notamment en matière d'éducation et de prise de conscience, allant de la promotion de la cuisine au fuel à des pratiques agricoles durables et encore de la reforestation au réaménagement des forêts. Tout ceci afin de réduire l'impact de la présence de réfugiés sur l'environnement des régions d'accueil ainsi que le travail de réhabilitation après leur départ.

Un certain nombre d'opérations de l'UNHCR sur le terrain sont prévues pour la Journée Mondiale de l'Environnement dimanche. Notamment des démonstrations d'écoute de sons naturels, des campagnes de sensibilisation, des projets de nettoyage de camps, de plantation d'arbres, ainsi que des compétitions, des jeux et des événements culturels. Comme dans les années précédentes, beaucoup de ces activités impliquent des réfugiés. Ils veulent respecter l'environnement dans leur camp et faire la différence en améliorant leurs conditions de vie avec une bonne gestion de l'environnement.

La Journée Mondiale de l'environnement est en quelque sorte un catalyseur pour différents projets et activités autour du monde, mais également pour encourager un travail plus étroit entre l'UNHCR et ses partenaires internationaux et locaux. Nous pressons les Etats, les donateurs et les autres organisations de travailler avec nous pour trouver des solutions aux questions d'environnement dans les opérations de réfugiés.

• DONATE NOW • • COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

 

Environnement

Découvrez comment le HCR et ses organisations partenaires tentent de réduire l'impact environnemental des opérations de réfugiés.

Cérémonie de remise de la distinction Nansen pour le défunt sénateur Edward Kennedy

La distinction Nansen du HCR remise chaque année a été attribuée en 2009 à titre posthume au sénateur Edward Kennedy pour son engagement de toute une vie dans la défense des droits des réfugiés. La distinction a été remise lors d'une cérémonie à Washington DC le 29 octobre à Victoria, l'épouse de Ted Kennedy, au nom de son défunt mari. Lors de cette cérémonie, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rendu hommage à « la clairvoyance et à l'engagement » du sénateur Kennedy en faveur des déplacés.

La somme de 100 000 dollars accompagnant cette récompense sera attribuée à l'organisation Edward M. Kennedy Institute for the United States Senate, où elle sera utilisée pour former la prochaine génération de leaders engagés à défendre la cause des réfugiés. La distinction Nansen est remise chaque année à des personnes ou des organisations en reconnaissance de leurs services exceptionnels en faveur des réfugiés. Créée en 1954, la distinction Nansen pour les réfugiés tient son nom de Fridtjof Nansen, le célèbre explorateur norvégien, qui fut en tant que Haut Commissaire pour les réfugiés, le premier représentant international au monde pour les réfugiés.

Cérémonie de remise de la distinction Nansen pour le défunt sénateur Edward Kennedy

L'apatridie au Bangladesh : Les Biharis

Le sort des Biharis, dont les ancêtres ont rejoint le Bangladesh depuis l'Inde suite à l'indépendance et à la partition du sous-continent indien en 1947, est lié à la séparation du Bangladesh et du Pakistan. L'est du Pakistan est devenu l'Etat indépendant du Bangladesh en 1971. Alors que de nombreux Biharis ourdouphones ont été transférés au Pakistan, près de 300 000 autres sont restés au Bangladesh. Pendant de nombreuses années, leurs droits en tant que citoyens n'ont pas été reconnus. Un grand nombre d'entre eux vivaient dans des camps et des zones d'installation spontanées et, de ce fait, ils n'avaient qu'un accès limité à l'éducation et ils éprouvaient des difficultés à trouver du travail.

En 2008, une décision de principe de la Haute Cour bangladaise a accordé la citoyenneté bangladaise aux ourdouphones. Le gouvernement a accordé le droit de vote aux adultes juste à temps avant les élections générales de décembre 2008 et leur a délivré des cartes d'identité nationale. Aujourd'hui cette population demeure une minorité linguistique ayant besoin de logements décents et d'un meilleur accès à l'emploi.

On compte environ 12 millions d'apatrides à travers le monde. Ces individus sont pris au piège d'un vide juridique et bénéficient d'un accès limité aux droits fondamentaux.

L'apatridie au Bangladesh : Les Biharis

Crise humanitaire silencieuse en République centrafricaine

Une crise humanitaire silencieuse a lieu au nord de la République centrafricaine, où au moins 295 000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons depuis mi-2005. Environ 197 000 personnes sont déplacées internes et quelque 98 000 autres ont trouvé refuge au Tchad, au Cameroun et au Soudan. Toutes sont victimes des combats entre des groupes rebelles et les forces gouvernementales.

Nombre des déplacés internes vivent dans la brousse, non loin de leurs villages. Ils y ont construit des abris de paille et d'herbe, ils cultivent des légumes et ils crééent même des écoles de brousse pour leurs enfants. Cependant, l'accès à l'eau potable et aux soins de santé demeure un vaste problème. De nombreux enfants souffrent de diarrhées et du paludisme, mais leurs parents ont trop peur de les emmener dans des hôpitaux ou des cliniques pour les faire soigner.

Des gardiens de troupeaux au nord de la République centrafricaine sont la proie des zaraguinas - des bandits qui enlèvent des enfants contre rançon. Les villageois sont alors contraints de vendre leur bétail pour pouvoir payer les rançons.

Crise humanitaire silencieuse en République centrafricaine

.