Le nombre des réfugiés togolais croît progressivement

Points de presse, 27 mai 2005

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 mai 2005 au Palais des Nations à Genève.

Le nombre de réfugiés fuyant la violence et le climat d'insécurité au Togo continue d'augmenter de façon constante, portant à 34 416 le total des réfugiés enregistrés dans les pays voisins au Bénin et au Ghana, soit plus que les 33 385 enregistrés mardi. Cette semaine, tous les nouveaux réfugiés sont arrivés au Bénin, aucune nouvelle arrivée n'a été rapportée au Ghana.

Au Bénin, le point de passage à Hilakondji demeure calme, on y enregistre entre 70 et 100 réfugiés par jour. La majorité des réfugiés, principalement de jeunes hommes, sont enregistrés par l'UNHCR à Cotonou, la capitale. Mercredi, 616 réfugiés se sont enregistrés à Cotonou, avec un autre groupe de 151 personnes enregistrées jeudi. Il y a actuellement 19 272 réfugiés au Bénin.

Les réfugiés ont indiqué à l'UNHCR qu'ils sont venus à Cotonou pour s'éloigner de la frontière togolaise, à quelque 110 km à l'ouest. La majorité de ces arrivants sont de jeunes hommes qui sont soit des membres des parties d'opposition ou perçus comme tels car ils sont originaires du sud du Togo. Comme principale raison de fuite, les réfugiés parlent d'enlèvements et de disparitions dans plusieurs parties du pays en faveur de l'opposition. Selon les réfugiés, les forces de sécurité procèdent à des patrouilles la nuit à Lomé, Aného, Atakpame et dans d'autres parties du pays où il y a des forces d'opposition, créant ainsi un climat de peur.

Les autres réfugiés à Cotonou sont venus rejoindre des membres de leur famille qui avaient fui auparavant alors qu'ils attendaient à l'intérieur du Togo pour évaluer la situation. Quelques-uns de ces réfugiés ont fait savoir qu'ils avaient des métiers qu'ils ne voulaient pas abandonner mais ils se sont sentis obliger de traverser la frontière en raison de leur crainte d'être la prochaine cible des forces de sécurité.

Pendant ce temps, dans les camps de Comé et Lokossa où 6 621 réfugiés ont trouvé refuge, quelques 1 600 élèves ont repris les cours en maternelle, école élémentaire et enseignement secondaire. Les cours ont été mis en place en collaboration avec l'Unicef, qui a également aidé à la construction de classes et fourni les livres du programme togolais. Quelques professeurs, et les réfugiés eux-mêmes, ont reçu une formation de l'Unicef , dans le soutien psycho-social, pour les élèves.

Au Ghana, où un total de 15 144 réfugiés togolais a été enregistré, l'UNHCR entend ouvrir un bureau à Ho, la ville principale de la région du Volta. Le personnel de secours prospecte actuellement pour trouver un lieu et ouvrir un bureau si possible dès le début de la semaine prochaine.

En renforçant sa présence dans la zone, l'UNHCR espère améliorer l'assistance aux réfugiés, dont la vaste majorité est accueillie chez des parents et au sein des communautés. L'un des principaux défis dans la région demeure celui du problème d'abri, auquel l'agence doit faire face en améliorant et en rénovant les logements disponibles déjà existants. L'UNHCR a déjà relocalisé plus de 1 500 réfugiés togolais dont les conditions de logement étaient extrêmement précaires.

En accord avec les autorités ghanéennes, l'UNHCR a commencé à fournir du matériel de construction (ciment, portes, fenêtres et toiture) pour améliorer les conditions dans lesquelles vivent les réfugiés et leurs familles d'accueil. Les communautés locales sont d'accord pour apporter la terre et le bambou pour aider à la construction de maisons pour les réfugiés.

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