Camps de réfugiés sahraouis en Algérie : Le HCR et le PAM en mission pour l'évaluation de l'alimentation

Points de presse, 23 janvier 2007

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 23 janvier 2007 au Palais des Nations à Genève.

Aujourd'hui, des spécialistes de la nutrition et de la gestion de l'alimentation de l'UNHCR et du PAM commenceront une mission de 12 jours dans les camps de réfugiés sahraouis dans l'ouest de l'Algérie pour évaluer la terrible situation alimentaire et les conditions nutritionnelles dans les camps de réfugiés à la suite d'une récente interruption de l'approvisionnement alimentaire. Les spécialistes seront accompagnés par des ONG partenaires et des représentants de pays donateurs, et ils passeront les 12 jours dans les cinq camps de réfugiés, où ils rencontreront les bénéficiaires de cette aide, les représentants des réfugiés et les autorités algériennes. Ils entreprendront une étude nutritionnelle approfondie, évalueront les capacités de stockage et les mécanismes de distribution.

Des missions d'évaluation alimentaire sont entreprises tous les deux ans. Lors de la dernière, en 2005, l'UNHCR et le PAM avaient conclu qu'il y avait des problèmes de malnutrition dans les camps. Alors, des mesures pour y remédier avaient été prises par différentes agences et ONG. La quantité d'aliments frais, tels que les fruits et les légumes, la farine de soja, de la nourriture supplémentaire et des biscuits énergétiques avait été augmentée. Dans les camps, la création de jardins potagers avait été encouragée. La distribution d'eau avait été améliorée en mettant en place des points d'approvisionnement d'eau, par rapport au transport de l'eau auparavant effectué par camion citerne.

Alors que l'UNHCR et le PAM ont mis l'accent sur les bénéficiaires les plus vulnérables, la population des camps a reçu une aide supplémentaire de donateurs bilatéraux et d'ONG. Mais l'aide pour les réfugiés sahraouis n'a pas été suffisante et l'UNHCR, le PAM et leurs partenaires ont, à plusieurs occasions, demandé des fonds supplémentaires pour faire face à cette situation oubliée. En février 2006, après les inondations dévastatrices dans la région, l'UNHCR, le gouvernement algérien et la communauté internationale ont répondu rapidement avec un programme d'urgence s'élevant à un million de dollars. Mais, les appels répétés pour des fonds supplémentaires, encore en octobre dernier, ont produit peu d'effets, provoquant fin 2006 une interruption temporaire de l'approvisionnement alimentaire et une détérioration de la situation nutritionnelle dans les camps. Depuis l'approvisionnement alimentaire a partiellement repris.

Les réfugiés sahraouis ont commencé à arriver en Algérie au milieu des années 70. L'UNHCR et le PAM ont depuis fourni assistance à ce groupe depuis le début de l'afflux des réfugiés sahraouis dans la région de Tindouf en 1975-1976.

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Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

Repérés au large des îles Canaries