Thaïlande : Le HCR demande la libération des réfugiés hmong détenus

Points de presse, 15 janvier 2008

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 15 janvier 2008 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR demande la libération de 149 réfugiés lao hmong détenus dans le centre de détention pour immigrés de Nong Khai en Thaïlande depuis décembre 2006. Le groupe y compris de nombreux enfants a maintenant passé quelque 400 nuits en détention, bien qu'ils n'aient commis aucun crime. Les réfugiés ont été arrêtés à Bangkok le 17 novembre 2006 en vue de leur expulsion. Ils ont été transférés le 8 décembre 2006 au centre de détention de Nong Khai, près de la frontière avec le Laos, où ils sont détenus depuis. La Haut Commissaire assistante de l'UNHCR en charge de la protection, Erika Feller, a affirmé que la détention de ces 149 personnes était sans fondement et que ces dernières avaient été reconnues comme ayant besoin de protection internationale. Elles devraient être autorisées à pouvoir accepter les offres qui leur ont déjà été faites de quitter la Thaïlande pour l'Australie, les Pays-Bas, le Canada et les Etats-Unis.

L'UNHCR reconnaît les efforts entrepris par la Thaïlande pour améliorer quelque peu les conditions dans le centre de détention. Les personnes sont maintenant autorisées à sortir de leurs deux cellules trois heures par jour. Toutefois cela reste insuffisant et les conditions générales demeurent bien en deçà des standards internationaux. Nul ne devrait être détenu pour une période indéfinie de temps.

Nous sommes particulièrement inquiets quant au sort de 90 enfants, dont cinq nés en détention, qui sont détenus dans des conditions des conditions non conformes aux normes. Ils ne devraient pas être enfermés et devraient recevoir une éducation appropriée.

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Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

Réfugiés du Myanmar