Namibie : Premier rapatriement volontaire du Botswana vers la région de Caprivi depuis 2002

Points de presse, 15 avril 2005

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 15 avril 2005 au Palais des Nations à Genève.

Ce matin, 12 réfugiés sont partis très tôt à bord d'un convoi pour être rapatriés depuis le camp de réfugiés de Dukwi au nord-est du Botswana vers Katima Mulilo dans la région de Caprivi en Namibie une région du territoire namibien coincée entre le Botswana, la Zambie et l'Angola. C'est le premier convoi de rapatriement volontaire vers la région depuis le Botswana depuis 2002. Le trajet de 450 km devrait prendre 7 heures.

En mars, les autorités namibiennes ont autorisé 29 réfugiés à rentrer, mais seuls 12 d'entre eux étaient prêts à prendre leur décision en aussi peu de temps. La plupart d'entre eux attendent de recevoir leur salaire et d'autres ont repoussé leur départ pour des raisons personnelles, par exemple un mariage ou le calendrier de la nouvelle année scolaire. Quatre d'entre eux ont aussi changé d'avis sur leur retour.

Pourtant, le premier convoi d'aujourd'hui semble avoir provoqué un désir de retour au sein de la communauté namibienne de Dukwi. Depuis l'annonce dans le camp de la date du premier convoi la semaine dernière, 56 autres réfugiés se sont enregistrés pour le prochain convoi de rapatriement. Ils font partie d'un groupe de 2 400 réfugiés qui ont du fuir la Namibie à la fin 1998 au cours d'une vague de violence causée par les combats de sécession dans la région de Caprivi, à la frontière avec l'Angola.

Les réfugiés sont rentrés selon les termes de l'accord signés en 2002 entre la Namibie, le Botswana et l'UNHCR, qui reconnaissent les principes de protection internationale pour les réfugiés, y inclus la mise en place d'une commission pour le rapatriement, les visites transfrontalières par des représentants de réfugiés, la simplification des procédures aux frontières et l'accès de l'UNHCR aux populations rentrées chez elles.

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