Les skippers du Vendée Globe aident les survivants du golfe d'Aden

Articles d'actualité, 25 mai 2009

© HCR/H.Morel
La veste de quart de Michel Desjoyeaux, le gagnant du Vendée Globe en 2005 et en 2009, est présentée lors d'une vente aux enchères caritative aux Sables d'Olonne.

LES SABLES D'OLONNE, France, 25 mai (UNHCR) En donnant des articles de voile pour une vente aux enchères caritative, des skippers du Vendée Globe, la plus longue course à la voile en solitaire autour du monde, ont permis de collecter plus de 2 000 euros pour les opérations du HCR en faveur des survivants de la traversée périlleuse du golfe d'Aden, depuis la corne de l'Afrique vers le Yémen.

Les navigateurs ont donné des équipements de voile personnels pour une vente aux enchères caritative qui a eu lieu samedi dans la station balnéaire des Sables d'Olonne, en marge de la cérémonie de la remise des prix du Vendée Globe 2008-2009, une course à la voile en solitaire autour du monde dont le départ et les arrivées se sont déroulés aux Sables d'Olonne.

Trente skippers avaient pris le départ de ce marathon hauturier en novembre dernier, toutefois seulement 12 d'entre eux ont terminé la course en France, y compris deux femmes et le vainqueur Michel Desjoyeaux dont le tour du monde a duré 84 jours, ce qui lui a permis de reconquérir son titre de 2005. Pour la vente aux enchères, le navigateur français a donné sa veste de quart, qui a été achetée 400 euros par une femme nommée Murielle. « Je suis venue spécialement pour acheter la veste de Michel Desjoyeaux pour mon ami », a-t-elle expliqué.

Tous les skippers ont donné un article de voile ou un vêtement, y compris la Britannique Samantha Davies âgée de 35 ans qui a réalisé une course impressionnante pour arriver quatrième à bord de Roxy, son bateau de 60 pieds. Elle a fait don d'un chapeau de paille et des lunettes de soleil, alors qu'Unaï Basurko, qui avait dû abandonner la course, a donné sa bouilloire. Marc Guillemot, qui a fini troisième, a donné un sac de pont étanche, qui a été acheté par une employée du HCR travaillant au siège de l'organisation à Genève et passionnée de voile.

Yannick Bestaven, qui a dû abandonner la course après la traversée du golfe de Gascogne, était le seul skipper du Vendée Globe à être présent durant la vente aux enchères. Il a donné des tee-shirts, des chemises et des polaires. « C'est pour une bonne cause et si nous pouvons aider en donner des objets ou des vêtements, nous le faisons avec plaisir », a-t-il indiqué.

Une photo dédicacée et encadrée, prise par Vincent Riou à bord de son bateau juste après qu'il ait secouru Jean Le Cam près du cap Horn, a fait l'objet des enchères les plus serrées avant son acquisition pour 125 euros. Cette vente aux enchères d'environ 50 lots a atteint un montant total de 2 200 euros, au profit du HCR.

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées plus tard par un temps estival sur la plage et les remblais des Sables d'Olonne pour rendre hommage aux vainqueurs avant un feu d'artifice spectaculaire.

Des centaines d'entre elles ont aussi visité l'exposition du HCR présentée dans le centre des congrès de la ville sur les risques encourus par les personnes originaires de la Somalie et de l'Ethiopie, y compris des réfugiés et des personnes déplacées, qui se rendent au Yémen à bord de bateaux de passeurs souvent impropres à la navigation.

Des dizaines de milliers de personnes effectuent la traversée du golfe d'Aden chaque année, toutefois des centaines d'entre elles meurent noyées durant ce voyage périlleux ou du fait de mauvais traitements. Le documentaire réalisé par le journaliste français Daniel Grandclément, « les martyrs du golfe d'Aden », a aussi été projeté.

Les skippers du Vendée Globe ont fait part du respect, de la sympathie et de l'inquiétude qu'ils éprouvent envers ceux qui tentent la traversée périlleuse du golfe d'Aden en quête d'une vie meilleure. Ils expliquent que prendre la mer à bord de leurs bateaux de course est bien plus facile.

Par Sarah Gaston-Dreyfus et Katia Ruiz aux Sables d'Olonne, France

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Une province yéménite commence la reconstruction avec le retour de 100 000 déplacés internes

La vie reprend lentement son cours dans les zones rurales et urbaines de la province d'Abyan, au sud du Yémen, où les combats entre les forces gouvernementales et rebelles ont causé d'importants déplacements de population en 2011 et 2012.

Depuis juillet dernier, alors que les hostilités ont diminué et que la sécurité a commencé à s'améliorer, plus de 100 000 déplacés internes sont rentrés chez eux dans la province, ou gouvernorat. La plupart avaient vécu plus d'un an dans des abris temporaires dans des provinces voisines comme Aden ou Lahj.

Aujourd'hui, des enfants à la mine réjouie jouent sans crainte dans les rues des villes comme Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyan. Les magasins ont rouvert. Toutefois les dommages causés par le conflit sont bien concrets et les déplacés de retour ont trouvé une pénurie de services essentiels et d'opportunités pour les moyens d'existence ainsi qu'une insécurité persistante dans certaines zones.

Les personnes de retour sont affectées par l'état de dévastation des villes, qui affecte également le réseau d'électricité et de distribution d'eau. Mais la plupart d'entre elles ont foi en l'avenir et sont convaincues que la reconstruction va commencer bientôt. Le HCR fournit une aide vitale depuis le début de la crise de déplacement de populations en 2011 et l'organisation aide désormais au retour.

Amira Al Sharif, une photojournaliste yéménite, s'est rendue à Abyan récemment pour effectuer un reportage photo sur les rapatriés.

Une province yéménite commence la reconstruction avec le retour de 100 000 déplacés internes

Barbara Hendricks rend visite à des réfugiés maliens au Burkina Faso

Le 6 juillet 2012, Barbara Hendricks, Ambassadrice de bonne volonté à vie du HCR, s'est rendue au camp de Damba, dans le nord du Burkina Faso, pour y rencontrer des réfugiés maliens. Par ce geste, la célèbre chanteuse lyrique entend sensibiliser l'opinion publique au sort des milliers de réfugiés qui, après avoir fui le conflit sévissant dans leur pays depuis le début de l'année, vivent dans des camps ou des zones d'installation des pays voisins. Début juillet, on dénombrait au total plus de 198 000 Maliens à s'être désormais réfugiés en Mauritanie (88 825), au Burkina Faso (65 009) ou au Niger (44 987). On estime par ailleurs qu'il y a au Mali, principalement dans le nord, au moins 160 000 déplacés internes.

Barbara Hendricks rend visite à des réfugiés maliens au Burkina Faso

Yémen : abriter les déplacés internes

La ville portuaire d'Aden, dans le sud du Yémen, est de longue date une destination pour les réfugiés, demandeurs d'asile et migrants économiques qui courent le risque d'affronter la mer depuis la Corne de l'Afrique. En outre, depuis mai 2011, la ville accueille des dizaines de milliers de Yéménites qui ont fui les combats opposant forces gouvernementales et groupes armés dans le gouvernorat d'Abyan, non loin de là.

Les 157 000 déplacés internes d'Abyan ont été accueillis chez des amis ou des parents. Toutefois, 20 000 d'entre eux ont dû être logés dans des dizaines d'écoles ainsi que dans huit édifices publics inoccupés. Les conditions de vie y sont pénibles avec, par exemple, plusieurs familles devant cohabiter dans une même pièce conçue initialement comme salle de classe.

Beaucoup de ces déplacés escomptaient que leur éloignement ne durerait pas. Ils souhaitent en effet rentrer chez eux, mais en sont empêchés par les combats ; outre que certains craignent des représailles s'ils regagnent les régions où les bombardements ont soit détruit soit gravement endommagé les maisons.

Le HCR a fourni une aide d'urgence avec des couvertures, des bâches de plastique et des réchauds à bois à près de 70 000 déplacés internes d'Abyan. Au début de l'année, l'agence avait déjà fait remettre en état deux bâtiments, grâce à quoi 2000 personnes avaient disposé d'un abri tandis que 3000 enfants, déplacés ou originaires du lieu, avaient pu reprendre leur scolarité dans des locaux appropriés. Le HCR s'efforce actuellement d'obtenir des autorités l'autorisation de convertir d'autres édifices publics où, dans l'attente d'une solution plus durable, on pourrait loger les milliers de déplacés internes vivant encore dans des salles de classe.

En mars 2012, le photographe Pepe Rubio Larrauri s'est rendu à Aden pour saisir à travers son objectif la vie quotidienne de ces déplacés.

Yémen : abriter les déplacés internes

Yémen : les déplacements se poursuiventPlay video

Yémen : les déplacements se poursuivent

Au Yémen, les combats continuent dans le nord. Le HCR fait état de l'augmentation du nombre de familles en fuite. Les camps de déplacés ont désormais dépassé leur capacité d'accueil. 22/12/2009
Yémen : Attendre la restauration de la paixPlay video

Yémen : Attendre la restauration de la paix

Le Gouvernement yéménite a déclaré que la guerre était finie dans le nord du pays. Toutefois, la plupart des 280 000 personnes déplacées par la violence hésitent encore à rentrer dans leurs villages d'origine.
Conflit au YémenPlay video

Conflit au Yémen

La situation reste tendue et instable au nord du Yémen. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés fournit de l'aide aux dizaines de milliers de personnes déplacées par les récents affrontements les forces gouvernementales et les combattants rebelles. Toutefois la distribution de l'aide est entravée par l'insécurité permanente.