Des femmes afghanes et pakistanaises sont formées à la physiothérapie

Articles d'actualité, 18 février 2009

© HCR/R.Ali
Des femmes afghanes et pakistanaises écoutent attentivement leur professeur de physiothérapie.

PESHAWAR, Pakistan, 18 février (UNHCR) Dans une salle de classe aux murs recouverts de tableaux et d'affiches d'exercice sur l'anatomie et les groupes musculaires, un groupe de femmes afghanes et pakistanaises écoutent attentivement leur professeur avant de le bombarder de questions.

Les 29 femmes, dont 22 d'entre elles sont des réfugiés afghanes, sont inscrites à une formation de quatre mois en physiothérapie à Peshawar, la capitale de la Province frontière du Nord-Ouest au Pakistan. La formation fait partie du nouveau programme financé par le HCR pour aider les femmes des communautés locales, ainsi que des réfugiées, à acquérir des compétences nouvelles et vitales qui leur donneront une qualification pour devenir travailleurs communautaires dans le domaine de la rééducation.

La formation est organisée par l'Institut de formation à la physiothérapie de Peshawar. « Notre objectif est la prévention de l'invalidité physique à travers l'exercice », a expliqué Mehoob Ur Rehman, directeur de l'institut.

Une fois formées, ces femmes soigneront un grand nombre de blessures et seront en mesure de prendre en charge des personnes dans divers états, en assurant notamment des séances de physiothérapie pour des personnes blessées durant le séisme dévastateur survenu au Pakistan en 2005 ou pour des femmes enceintes.

Alia, l'une des participantes à la formation, a indiqué avoir été impressionnée par les bénéfices de la physiothérapie, qui permet le traitement de maladies, de blessures ou de déformations par l'exercice ou des méthodes physiques comme le massage, plutôt que des médicaments ou une opération chirurgicale.

« J'ai choisi cette formation car je connais de nombreuses femmes qui souffrent de maladies courantes qui peuvent être soignées par la physiothérapie. Le plus souvent après une naissance, elles souffrent de douleurs dans le dos et les genoux et des exercices adéquats peuvent les aider efficacement », a indiqué une femme pakistanaise âgée de 27 ans.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés règle la facture pour tous les participants, y compris les frais de scolarité, les coûts de fournitures, le transport et un salaire. Pour s'inscrire à cette formation, il faut avoir été scolarisé durant 10 ans, avec une spécialisation dans le domaine des sciences.

La formation d'aide-physiothérapeutes et de travailleurs communautaires dans le domaine de la réhabilitation combine un enseignement pratique et théorique, et les étudiants doivent être présents en cours six jours par semaine. Chaque diplômé recevra du HCR une trousse à outils comprenant des lampes à infrarouge, un instrument de massage et un stimulateur électrique pour les aider à mettre en application leurs compétences nouvellement acquises.

« Ces outils sont utiles pour soulager la douleur et empêcher que des personnes n'aient une invalidité physique à cause du manque d'exercice », a dit le docteur Ur Rehman, ajoutant que leur utilisation par les élèves permettrait à leurs patients d'éviter d'aller en clinique pour des traitements.

Safia, une étudiante afghane enthousiaste âgée de 23 ans, avait entendu parler de cette formation par un ami. « Cele me permettra d'aider de nombreux patients qui peuvent être soignés facilement mais qui continuent à souffrir. Je peux utiliser mes compétences, même si je retourne un jour dans mon pays. Nombreuses sont les personnes en Afghanistan qui ont besoin de notre aide. »

La formation de physiothérapie fait partie du programme du HCR pour les réfugiés affectés et les régions hôtes, un programme qui vise à aider les réfugiés afghans ainsi que les communautés pakistanaises qui les ont accueillis depuis tant d'années. On compte actuellement 1,7 million de réfugiés afghans enregistrés au Pakistan, dont la plupart vivent dans des installations urbaines au côté des Pakistanais.

Le programme RAHA a débuté en 2007, avec un accent particulier sur l'acquisition de compétences pour des femmes afghanes et pakistanaises qui sont dans le besoin. Parmi les projets, se trouvent aussi la réhabilitation de cliniques et de systèmes de distribution d'eau ainsi que d'autres programmes pour le développement et pour l'autosuffisance.

« Le besoin d'un tel programme s'est fait ressentir après le séisme dévastateur survenu en 2005 dans les régions situées au nord du Pakistan, un séisme qui affecté tant les communautés locales que les Afghans », a indiqué Abdul Waheed, assistant à la gestion des programmes au HCR. « Il y avait des milliers de blessés qui avaient besoin d'une aide pour la rééducation, et très peu en avaient les compétences. »

Par Rabia Ali à Peshawar, Pakistan

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Femmes

Les femmes et les jeunes filles sont tout spécialement vulnérables aux abus dans des situations de déplacement massif.

Manuel du HCR pour la protection des femmes et des filles

Ce guide décrit certains des défis en matière de protection auxquels sont confrontées les femmes et les filles relevant de la compétence du HCR et esquisse diverses stratégies devant être adoptées avec les partenaires pour relever ces défis. Première édition, publiée en janvier 2008.

L'envoyé de bonne volonté de l'UNHCR Khaled Hosseini en visite en Afghanistan

L'envoyé de bonne volonté de l'UNHCR Khaled Hosseini s'est rendu en Afghanistan début septembre, pour se rendre compte de l'envergure et de la complexité de l'une des plus grosses opérations de l'UNHCR. Pendant 10 jours, l'écrivain célèbre a passé en revue des projets de l'UNHCR et a rencontré des rapatriés dans les provinces du nord de Kunduz, Baghlan, Balkh, Parwan et Kaboul. Khaled Hosseini, lui-même ancien réfugié afghan, maintenant installé aux Etats-Unis, a noté qu'il faudrait encore du temps et du travail pour que l'Afghanistan puisse offrir aux rapatriés des infrastructures et des services adéquats. Il a exhorté la communauté internationale à poursuivre son engagement envers l'Afghanistan, en lui donnant le temps nécessaire pour la reconstruction.

Khaled Hosseini n'a pas pu se rendre dans le sud et dans certaines régions de l'est, où l'insécurité ralentit le travail de l'UNHCR pour évaluer les besoins et pour fournir une assistance à ceux qui en ont le plus besoin. Depuis 2003, l'UNHCR a aidé plus de quatre millions de réfugiés à rentrer chez eux en Afghanistan. Cette année, environ 300 000 réfugiés afghans sont rentrés du Pakistan. Plus de 900 000 réfugiés afghans se trouvent en Iran, et deux millions au Pakistan.

L'envoyé de bonne volonté de l'UNHCR Khaled Hosseini en visite en Afghanistan

Séisme au Pakistan : Mobilisation contre les grands froids

Bien que l'hiver dans le nord du Pakistan s'avère moins rude que prévu, les survivants du séisme doivent néanmoins faire face à de très basses températures, accompagnées de neige, de fortes pluies et de glissements de terrain.

Pour les aider, l'UNHCR a distribué des couvertures, des bâches en plastique, des tentes et des réchauds ainsi que des vêtements chauds pour les enfants dans le village de Danna, au nord de la ville de Muzaffarabad. Dans les camps de la Province frontière du Nord-Ouest (PFNO), des tentes communautaires chauffées ont été installées. Dans le Cachemire pakistanais, étant donné l'espace restreint dans les camps, des poêles individuels sont distribués aux familles. Les équipes de l'UNHCR enseignent l'utilisation sans danger de ces poêles, ainsi que la prévention des risques de feu. Enfin, les partenaires de l'UNHCR mènent le recensement des personnes déplacées par le séisme, pour fournir aux survivants l'aide dont ils ont besoin dès maintenant et pour le travail de reconstruction qui sera entrepris par la suite.

L'UNHCR fournit actuellement une assistance matérielle et technique aux autorités pakistanaises dans quelque 160 camps de secours accueillant près de 140 000 personnes affectées par le séisme du 8 octobre 2005.

Séisme au Pakistan : Mobilisation contre les grands froids

Afghanistan

Dans ce pays ravagé par vingt années de guerre, la vie reprend lentement ses droits. Car pour les réfugiés et les personnes déplacées qui sont rentrés chez eux, le retour n'est qu'un premier pas sur le long chemin de la reconstruction.

Le HCR fournit une assistance aux rapatriés sous forme de kits de première nécessité ainsi qu' une aide à la reconstruction d'abris, une sensibilisation aux dangers des mines anti-personnelles et des vaccins contre diverses maladies. Lentement mais sûrement, sur tout le territoire, les Afghans retrouvent leurs proches, reconstruisent leurs maisons, retournent à l'école et recommencent à travailler. Une nouvelle étape dans leurs vies vient de débuter.

Observez dans cette série le processus de retour, de réintégration, de réhabilitation et de reconstruction en Afghanistan.

Afghanistan

Afghanistan : L'histoire de MiriamPlay video

Afghanistan : L'histoire de Miriam

Miriam a été réfugiée en Iran pendant six ans. Cette veuve et mère de famille est revenue dans son pays en 2002. Depuis, elle est une personne déplacée dans son propre pays. Sa situation est très précaire.
Angelina Jolie en AfghanistanPlay video

Angelina Jolie en Afghanistan

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie se rend en Afghanistan et appelle à faire davantage pour la réintégration des anciens réfugiés.
Pakistan: Un lieu chauffé pour l'hiverPlay video

Pakistan: Un lieu chauffé pour l'hiver

L'hiver approche dans le nord-ouest du Pakistan. Le HCR aide des milliers de sans-abri victimes des inondations à construire des logements.