Au moins 20 personnes noyées durant la traversée du golfe d'Aden

Articles d'actualité, 2 décembre 2008

© HCR/SHS
Des personnes risquent toujours leur vie dans la traversée du golfe d'Aden. Certains, comme ces personnes, paient de leur vie.

SANA'A, Yémen, 2 décembre (UNHCR) Au moins 20 personnes se sont noyées au large des côtes du Yémen au début de cette semaine et deux autres personnes sont portées disparues après que des passeurs, qui les transportaient à travers le golfe d'Aden depuis la corne de l'Afrique, les aient contraintes à sauter par-dessus bord en pleine mer. Le bateau aurait transporté quelque 115 passagers, principalement des Ethiopiens.

Des employés du HCR dans le sud du Yémen rapportent que les 93 autres passagers survivants ont pu atteindre la côte lundi, après avoir été contraints à sauter par-dessus bord, près d'un village proche de la ville d'Ahwar, à environ 220 kilomètres à l'est d'Aden, la cité portuaire yéménite. Les survivants ont été transférés vers le centre de réception d'Ahwar géré par le HCR.

Les morts ont été enterrés dans un cimetière alloué par le Gouvernement du Yémen. Les employés du HCR ont rapporté que les survivants étaient malades et éreintés après avoir vécu un voyage traumatisant et qu'ils n'avaient pas pu être encore interviewés dans les détails, compte tenu de leur état. A leur arrivée sur la côte, les nouveaux arrivants ont reçu les premiers secours, de l'eau et de la nourriture. Ils ont ensuite été transférés vers le centre de réception pour bénéficier d'un examen médical complet effectué par MSF et recevoir de l'assistance.

Les survivants ont raconté qu'un second bateau transportant 55 passagers était arrivé hier au même moment, mais qu'aucune victime n'est à déplorer sur cette embarcation.

Plus de 43 500 personnes à bord de plus de 850 bateaux de passeurs sont déjà arrivées au Yémen cette année, après avoir entrepris le voyage périlleux à travers le golfe d'Aden depuis la Somalie. La plupart des victimes de la traite d'êtres humains sont des Somaliens.

Au moins 380 personnes ont trouvé la mort et quelque 360 autres sont portées disparues depuis le début de cette année. En 2007, quelque 29 500 personnes avaient effectué la traversée périlleuse vers le Yémen et le nombre total des personnes qui ont trouvé la mort ou qui sont portées disparues a atteint 1 400.

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Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

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Traite d'êtres humains dans le Golfe d'Aden

Fin mars, au cours d'une période de six jours, plus de 1 100 Somaliens et Éthiopiens sont arrivés sur le territoire yéménite, après avoir traversé le Golfe d'Aden à bord de bateaux de passeurs depuis Bossasso, en Somalie. Au moins 28 personnes sont mortes lors de ces voyages - d'asphyxie, des coups reçus ou de noyade - et plusieurs ont été gravement blessées par les trafiquants. D'autres souffrent de problèmes dermatologiques en raison d'un contact prolongé avec de l'eau de mer, des excréments, de l'essence ou d'autres produits chimiques.

Au cours d'une récente visite au Yémen, la Haut Commissaire assistante pour la protection, Erika Feller, s'est engagée à mieux faire connaître cette situation, à lancer un appel pour des fonds supplémentaires et pour une action internationale afin de venir en aide au Yémen, et à développer des projets qui amélioreront les conditions de vie et l'autosuffisance des réfugiés au Yémen.

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30 000 personnes originaires de Somalie, d'Éthiopie et d'autres pays, alors que plus de 500 personnes sont mortes pendant leur traversée. Au moins 300 sont également portées disparues. L'UNHCR aide déjà le Yémen en fournissant de l'assistance, des soins et un logement à plus de 100 000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

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Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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