Le HCR accroît sa présence à l'intérieur de l'Iraq

Articles d'actualité, 26 novembre 2008

© HCR/R.Redmond
Le Haut Commissaire António Guterres au côté de hauts fonctionnaires et de chefs tribaux à Ramadi, dans la province d'Anbar, mercredi après avoir annoncé que le HCR ouvrira bientôt un bureau dans cette ville.

RAMADI, Iraq, 26 novembre (UNHCR) Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu mercredi dans la ville iraquienne de Ramadi, où il a annoncé que l'organisation ouvrira bientôt un nouveau bureau, l'un des 14 bureaux devant être opérationnels dans le pays début 2009.

« Actuellement, nous accroissons notre présence à l'intérieur de l'Iraq », a dit António Guterres à quelque 20 hauts fonctionnaires de la province d'Anbar et de la municipalité de Ramadi, ainsi qu'à des chefs tribaux. « Nous disposerons d'une présence dans 14 governorats au début de l'année prochaine, y compris ici à Ramadi. »

António Guterres, dont c'est la troisième visite en Iraq en 18 mois, a noté que l'agence des Nations Unies pour les réfugiés est déjà présente dans 10 des 18 governorats du pays. L'organisation ouvrira bientôt quatre bureaux supplémentaires. Par ailleurs, il a dit que la présence accrue du HCR reflétait une décision de concentrer l'action sur les préparations visant à rendre possible le retour éventuel de centaines de milliers de réfugiés chez eux.

En même temps, l'agence continuera à assurer protection et assistance aux réfugiés iraquiens dans la région, particulièrement en Syrie et en Jordanie.

« Nous avons beaucoup de travail avec le Gouvernement iraquien afin d'établir, sur les bases de ce qui a déjà été réalisé, les conditions appropriées pour un retour volontaire et durable des réfugiés dans la sécurité et la dignité », a dit António Guterres au sujet de la présence du HCR, qui a été intensifiée. Il a par ailleurs indiqué que ces conditions incluaient des efforts accrus pour la restitution de la propriété et la compensation pour les rapatriés, ainsi que pour la mise en place d'infrastructures essentielles comme des écoles, des centres de santé, l'amélioration du marché de l'emploi et la fourniture d'aide.

L'attention accrue portée par le HCR sur le travail humanitaire à l'intérieur de l'Iraq coïncide avec l'amélioration de la situation sécuritaire dans le pays et le nombre croissant des retours de personnes déracinées. Entre les mois de juin et octobre, quelque 140 000 personnes la plupart d'entre elles étant des personnes déplacées internes sont rentrées dans leur lieu d'origine.

António Guterres a par ailleurs noté que le budget du HCR pour les opérations à l'intérieur de l'Iraq serait doublé l'année prochaine pour s'élever à 81 millions de dollars.

Le président du Conseil provincial d'Anbar, Abdul Salam Al-Ani, a indiqué que les personnalités locales avaient été extrêmement heureuses de l'annonce du Haut Commissaire concernant l'ouverture du nouveau bureau de Ramadi. Il a aussi remercié António Guterres de son offre pour une assistance accrue à certaines familles déplacées internes parmi les plus vulnérables à Anbar. Le nombre total des familles déplacées internes s'élèverait à 11 000 dans cette ville.

Daniel Endres, le délégué du HCR en Iraq, basé à Bagdad, a indiqué que l'ouverture du bureau de Ramadi « ouvrirait un nouveau chapitre » des efforts de l'agence pour aider les personnes déracinées dans la région.

Par Ron Redmond à Ramadi, Iraq

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Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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