Les déplacés congolais reçoivent des vivres dans les camps de Goma

Articles d'actualité, 5 novembre 2008

© HCR/P.Taggart
L'un des camions du HCR arrive à Goma avec un chargement de biens de secours pour les déplacés.

GOMA, République démocratique du Congo, 5 novembre (UNHCR) Alors qu'une distribution massive de vivres a eu lieu en faveur de dizaines de milliers de déplacés internes congolais mercredi dans les camps gérés par le HCR dans le Nord-Kivu, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés se prépare à distribuer des tonnes de matériel pour l'abri et d'articles domestiques.

Un convoi du HCR comptant quatre camions acheminant 33 tonnes de biens de secours variés, notamment des bâches en plastique, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des jerrycans a voyagé mercredi depuis le Rwanda vers Goma, la capitale de la province affectée par le conflit située dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Les articles d'assistance, provenant d'un entrepôt régional en Tanzanie, devaient être distribués immédiatement.

L'aide est arrivée à Goma alors que le Programme alimentaire mondial (PAM), avec l'assistance du HCR, avait commencé à distribuer de la nourriture à quelque 135 000 personnes déplacées dans les six camps gérés par le HCR près de Goma.

C'est la première distribution alimentaire dans le Nord-Kivu depuis la nouvelle éruption des combats, une crise majeure survenant entre les forces armées de la RDC et des combattants rebelles ralliés au général Laurent Nkunda, ait forcé des dizaines de milliers de personnes déplacées à fuir pour leur survie. Nombre d'entre elles ont rejoint les six camps.

Les opérations humanitaires ont été rendues possible suite à un cessez-le-feu et au calme relatif observé ces derniers jours. Toutefois, des informations faisant état de nouveaux combats mardi entre des milices pro-gouvernementales Maï-Maï et les forces de Laurent Nkunda dans la région de Rutshuru, à quelque 70 kilomètres au nord de Goma, constituent, encore une fois, une menace de restriction pour la liberté de mouvement des employés d'agences humanitaires.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a pu, en début de semaine, commencer à améliorer des équipements pour l'abri et l'assainissement dans le camp surpeuplé de Kibati accueillant des personnes déplacées, qui est situé près de Goma. La population de ce camp a augmenté de 15 000 à quelque 65 000 personnes en quelques jours.

Le HCR, via ses partenaires d'exécution, a monté trois structures à parois souples à Kibati, qui seront utilisées pour fournir un abri à des déplacés. Ces hangars transportables ont chacun une capacité d'hébergement d'environ 200 personnes. Le troisième a été établi mercredi.

C'est actuellement la saison des pluies sur place. Nombreux sont les déplacés qui vivent en plein air, ils manquent de couvertures et de matelas. Toutefois la livraison de biens de secours du HCR devrait aider un grand nombre d'entre eux.

L'obstacle le plus important pour les travailleurs humanitaires au Nord-Kivu est l'accès réduit, voire impossible, aux personnes et aux familles les plus vulnérables.

Par ailleurs, le HCR est préoccupé par le fait que des hommes armés puissent infiltrer des camps de déplacés. « Nous appelons à nouveau toutes les parties au conflit à respecter le caractère civil de tous les sites. C'est très important alors que nous faisons notre possible pour alléger les souffrances de la population déplacée », a dit Karl Steinacker, le coordonateur d'urgence du HCR dans l'est de la RDC. Le HCR est inquiet du fait que Kibati soit maintenant situé sur la ligne de front entre l'armée et les combattants de Laurent Nkunda.

Plus de 250 000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des combats en août au Nord-Kivu. Plus de 1,3 million de personnes seraient maintenant déplacées dans cette province à elle seule.

Par David Nthengwe à Goma, République démocratique du Congo

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide.

Crise de la RD du Congo : Appel Urgent

L'intensité des combats de ces derniers mois a forcé plus de 64 000 Congolais à fuir leur pays.

Donnez pour cette crise

Le HCR et ses partenaires apportent de l'aide au Nord-Kivu

Alors qu'une distribution alimentaire massive a lieu dans six camps gérés par le HCR pour des dizaines de milliers de déplacés internes congolais au Nord-Kivu, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés continue à fournir des abris et des articles domestiques dont le besoin se fait ressentir d'urgence.

Un convoi de quatre camions, transportant 33 tonnes de divers biens de secours, notamment des bâches en plastique, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des jerrycans, a voyagé mercredi depuis le Rwanda vers Goma, la capitale de la province affectée par le conflit et située à l'est de la République démocratique du Congo (RDC). L'aide, en provenance d'un entrepôt régional d'urgence situé en Tanzanie, devait être distribuée immédiatement. L'aide d'urgence est arrivée à Goma alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) débutait, conjointement avec le HCR, une distribution de vivres pour quelque 135 000 déplacés internes hébergés dans les six camps situés aux alentours de Goma et gérés par le HCR.

Plus de 250 000 personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu depuis la reprise des combats en août. On estime que la population déplacée s'élève à plus de 1,3 million de personnes dans cette province à elle seule.

Le HCR et ses partenaires apportent de l'aide au Nord-Kivu

Déplacements incessants de population au Nord-Kivu

Les combats font rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), sans aucune perspective d'accalmie en vue pour des centaines de milliers de Congolais forcés à fuir la violence et l'insécurité ces deux dernières années. Des vagues successives de conflit sont à l'origine de déplacements en continu, et souvent les familles sont séparées. Au moins un million de personnes sont déracinées dans le Nord-Kivu, la province la plus touchée. Après des années de conflit, plus de 1 000 personnes meurent chaque jour - principalement de faim ou de maladies qui pourraient être pourtant soignées. Dans certaines régions, deux femmes sur trois sont victimes de viols. Les enlèvements sont toujours fréquents, et des enfants sont recrutés de force pour combattre. Des cas de choléra et d'autres maladies se sont accrus, alors que la situation se détériore et que les organisations humanitaires luttent pour répondre aux besoins de la population.

Lorsque la crise de déplacement a empiré dans le Nord-Kivu en 2007, l'agence pour les réfugiés a envoyé plusieurs équipes d'urgence sur place et a mis en oeuvre des opérations dans plusieurs camps accueillant des déplacés. Les efforts d'assistance comprennent aussi l'enregistrement de la population déplacée et la distribution d'articles non alimentaires. Le HCR mène également un contrôle dans le domaine de la protection pour identifier les abus des droits humains et d'autres problèmes, auxquels sont confrontés les déplacés dans le Nord et le Sud-Kivu.

Juin 2009

Déplacements incessants de population au Nord-Kivu

La crise continue au Nord-Kivu

Dans la province du Nord-Kivu en RDC (République démocratique du Congo), l'insécurité persiste et plus de 500 000 personnes sont des déplacés internes. Un grand nombre d'entre eux sont déplacés pour la deuxième ou la troisième fois consécutive. Le conflit armé, la persécution des populations civiles, les meurtres, les enlèvements, les abus sexuels et le recrutement forcé des enfants sont les motifs de déplacement. Les signalements de viols et de meurtres se comptent par milliers. Quelque 176 000 déplacés vivent dans le district de Masisi, y compris 49 000 d'entre eux accueillis dans 19 camps. Les conditions de vie sont précaires, des familles entières vivent dans des huttes de fortune comptant une pièce unique sans eau potable ni accès aux services essentiels. Le HCR est préoccupé par la situation sécuritaire, les conditions de vie et l'avenir de ces personnes déplacées. Même si quelque 36 000 personnes auparavant hébergées dans des camps au Nord-Kivu ont réussi à rentrer dans leurs villages d'origine en 2010, environ 72 000 personnes restent déplacées à ce jour.

Le HCR coordonne la gestion de 31 camps de déplacés et fournit une assistance d'urgence. Ces camps sont localisés à travers tout le Nord-Kivu. Le HCR est confronté à des défis de taille en termes d'accès aux zones où les déplacés ont trouvé refuge et l'agence pour les réfugiés continue à réclamer l'accès humanitaire aux personnes dans le besoin afin de leur venir en aide.

La crise continue au Nord-Kivu

RDC : retour à KimokaPlay video

RDC : retour à Kimoka

En 2007 et 2008, les conflits armés avaient contraint des centaines de milliers de Congolais à fuir la province du Nord-Kivu. Les habitants du village de Kimoka sont enfin de retour chez eux.
RDC : Au bord du gouffrePlay video

RDC : Au bord du gouffre

Fatuma Kapuweli, une mère chef de famille et déplacée interne en RDC, craint pour la sécurité et le bien-être de ses enfants.