Des inondations catastrophiques frappent les Palestiniens bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie

Articles d'actualité, 30 octobre 2008

© HCR/B.Auger
Des pluies d'orage ont inondé les tentes, causant aussi le débordement des égouts.

AL TANF, Iraq, 30 octobre (UNHCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a acheminé d'urgence de l'aide pour des centaines de réfugiés palestiniens bloqués dans les camps situés à la frontière entre l'Iraq et la Syrie, après que de lourdes pluies et des inondations aient causé le chaos et la détresse.

Mardi soir, des pluies d'orages ont entraîné des inondations, ainsi que le débordement des égouts, dans les tentes. Les possessions des familles ont été trempées. L'alimentation en électricité a été coupée à Al Tanf, une installation où sont hébergées près de 800 personnes dans le no man's land étroit situé entre l'Iraq et la Syrie. La petite mosquée a été endommagée par le feu, mais aucune victime n'est à déplorer.

« La situation était inimaginable », a dit Mutassem Hayatla, un employé du HCR sur le terrain, qui était présent dans le camp durant les chutes de pluies torrentielles. « Sans électricité, le camp résonnait des pleurs des enfants terrifiés. Nous avons fait notre possible, mais le matin arrivant enfin après cette nuit difficile a été une bénédiction. »

Aya, âgée de neuf ans, a expliqué qu'elle avait eu très peur. « Toutes les lumières étaient éteintes, il y avait de l'eau partout. Ma mère pleurait. Elle est enceinte et elle va bientôt accoucher. S'il vous plaît, sortez-nous d'ici avant la naissance de mon frère. J'ai peur qu'il ne meure si nous devons vivre ici après sa naissance. »

La situation est pire encore à Al Waleed, un camp situé à proximité où sont accueillis plus de 1 400 réfugiés juste à l'intérieur de l'Iraq. Plus de 100 familles y sont désormais sans-abri, après que leurs tentes aient été détruites par l'orage. Le HCR acheminait d'urgence mercredi des articles de secours des deux côtés de la frontière, mais le transport a été plus long vers Al Waleed pour des raisons de sécurité.

Le bureau du HCR à Damas a envoyé de nouvelles tentes, des bâches en plastique, des couvertures et des matelas à Al Tanf mercredi, pendant que des employés sur le terrain à Al Waleed attendaient l'arrivée des biens de secours en Iraq. Des familles parmi les plus durement affectées et des personnes âgées palestiniennes ont été transférées dans l'école et dans un dispensaire du camp.

Quand le convoi humanitaire du HCR est arrivé à Al Tanf mercredi matin, les habitants tentaient de récupérer leurs possessions trempées par les pluies torrentielles incessantes. Des camions circulent dans un bruit tonitruant à proximité du camp sur l'autoroute Bagdad-Damas, soulevant des volutes d'eau vers les tentes les plus proches.

Nombre des personnes les plus affectées sont hébergées chez des familles dont les tentes ont été épargnées par les dommages et la pollution causés par les inondations. Il n'y aurait pas eu pire moment pour cet orage, à l'approche de l'hiver. « Nous dormons avec sept couvertures », a dit Nadia, une mère de trois enfants, dont l'un d'entre eux est gravement handicapé. « Maintenant que tout est mouillé, je ne sais pas comme nous allons réussir à rester au chaud. »

Les employés du HCR à Al Waleed ont dit que le camp s'était transformé en un marécage boueux, alors que les inondations soudaines avaient emporté des dizaines de tentes. Le système d'égout ayant débordé dans le camp, les gens tombaient malades. « De nombreux patients réfugiés viennent déjà nous voir, ils se plaignent du froid et de rhumes », a dit un docteur réfugié palestinien.

Cette inondation est un chapitre supplémentaire de la tragédie subie par les Palestiniens à Al Tanf et Al Waleed depuis qu'ils ont fui leurs maisons à Bagdad pour échapper aux menaces, aux enlèvements et à la violence. Ils ont enduré les tempêtes de sable et la neige en hiver ainsi que des températures élevées en été. A Al Tanf, deux enfants ont été tués par des camions circulant à proximité et il y a eu plusieurs incendies importants.

Certains des réfugiés habitent à Al Tanf depuis trois ans, ils ne peuvent entrer dans aucun des pays voisins de l'Iraq. « Nous ne pouvons ni avancer, ni reculer. Nous avons d'un côté une route qui menace quotidiennement la vie de nos enfants, et de l'autre côté un mur élevé ; devant et derrière, nous avons deux frontières impénétrables », a expliqué Abu Ziyad, un membre du comité des réfugiés d'Al Tanf.

« Notre seul espoir, c'est la réinstallation. Par égard pour nos enfants, nos épouses, nos anciens, nous vous en prions, s'il vous plaît sortez-nous d'ici », a-t-il supplié.

Le HCR a réitéré jeudi son appel à la communauté internationale pour que des pays fournissent des places de réinstallation aux Palestiniens d'Iraq, car aucune autre option n'est actuellement disponible pour les réfugiés. « Nous lançons un appel d'urgence aux pays afin qu'ils ouvrent leurs portes pour réinstaller des réfugiés palestiniens et pour mettre fin à leur situation précaire », a dit Daniel Endres, délégué du HCR en Iraq.

Par Sybella Wilkes à Al Tanf à la frontière iraqo-syrienne

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Iraq: Déplacement massif depuis Mossoul

Ces derniers jours, des centaines de milliers d'Iraquiens ont fui les combats dans la ville de Mossoul et d'autres cités du nord de l'Iraq. Des employés du HCR sont sur le terrain pour suivre les déplacements et aider les personnes dans le besoin. Les besoins sont immenses. Le HCR fait son possible pour assurer la protection et fournir des abris ainsi que des articles de secours, notamment des tentes. De nombreux déplacés ont quitté leurs maisons sans rien d'autre que les vêtements portés ce jour-là. Certains n'ont pas d'argent pour payer le logement, la nourriture, l'eau potable ou les soins de santé. Ils arrivent aux postes de contrôle entre le gouvernorat de Ninive et la région du Kurdistan d'Iraq sans savoir où aller, ni comment payer leurs dépenses.

Les agences des Nations Unies, les organisations humanitaires et les fonctionnaires gouvernementaux coordonnent leurs efforts pour aider les personnes dans le besoin. Les agences des Nations Unies lancent un appel de fonds supplémentaire d'urgence. Le HCR espère fournir des kits d'urgence ainsi que des milliers de tentes et travaille également avec ses partenaires pour protéger et aider les personnes déplacées.

L'exode dans le nord s'ajoute aux déplacements de populations massifs cette année dans le gouvernorat iraquien d'Anbar, où les combats depuis janvier ont contraint quelque 500 000 personnes à fuir cette province pour chercher refuge dans des zones plus sûres.

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Crise en Iraq : Trouver un logement

Des dizaines de milliers de personnes ont fui vers les gouvernorats d'Erbil et de Duhok dans la région du Kurdistan d'Iraq la semaine dernière. Ces déplacés ont trouvé abri dans des écoles, des mosquées, des églises et des camps de transit après une éruption de violence qui déchire certaines régions du centre et du nord de l'Iraq. Le HCR et ses partenaires font leur possible pour répondre aux besoins urgents en termes d'abri. Le HCR a livré près de 1 000 tentes dans un camp de transit en cours de construction par les autorités et les ONG à Garmawa, près de Duhok.

De nombreux déplacés originaires de Mossoul arrivent aux postes de contrôle entre le gouvernorat de Ninive et la région du Kurdistan iraquien. Ils ont des ressources limitées et n'ont pas les moyens de se payer un logement. Certains sont hébergés par des proches. D'autres résident à l'hôtel en puisant dans leurs maigres ressources.

Dans le village d'Alqosh, quelque 150 personnes (soit 20 familles) sont arrivées avec de rares effets personnels en plus des vêtements qu'ils portaient le jour où ils ont fui. Ces déplacés vivent dans plusieurs salles de classe d'une école primaire depuis la semaine dernière. Tous ces locaux sont actuellement bondés. Un membre du groupe a expliqué qu'il vivait auparavant dans un appartement loué à Mossoul et qu'il menait une vie de famille normale. Toutefois, à Alqosh, ils craignent pour le bien-être et l'éducation de leurs enfants ainsi que la présence de serpents et de scorpions.

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Enfants d'Erbil : des réfugiés syriens dans une zone urbaine en Irak

Les enfants qui ont trouvé refuge dans des zones urbaines avec leurs familles, font partie des réfugiés syriens parmi les plus vulnérables. A la différence de ceux qui sont hébergés dans des camps, les réfugiés qui vivent en ville dans des pays comme l'Irak, la Turquie et la Jordanie, ont souvent du mal à accéder à l'aide et à la protection. Dans un camp de réfugiés, il est plus facile pour des organisations humanitaires comme le HCR de fournir un abri et une assistance régulière, notamment des vivres, des soins de santé et un accès à l'éducation. Trouver les réfugiés en zones urbaines, sans parler de les aider, n'est pas une tâche facile.

En Irak, environ 100 000 réfugiés syriens sur les 143 000 présents dans le pays, vivraient en zones urbaines - dont 40% d'enfants âgés de moins de 18 ans. Les photos suivantes, prises par Brian Sokol dans la ville d'Erbil au nord de l'Irak, donnent un aperçu de la vie de certains de ces jeunes réfugiés urbains. Elles montrent la dureté de la vie quotidienne mais aussi la résilience, l'adaptabilité et le courage de ces jeunes dont la vie a été bouleversée au cours des deux dernières années.

La vie est difficile à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan en Iraq. Le coût de la vie est élevé et il n'est pas facile de trouver du travail. Les réfugiés doivent aussi consacrer une part importante de leurs ressources limitées au loyer. Le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement régional kurde, se démènent pour aider les personnes dans le besoin.

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Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan a balayé le centre des Philippines, dévastant tout sur son passage et tuant des milliers de personnes. Un an après, la reconstruction dure toujours. Sur l'île de Leyte, Bartolome témoigne de la vie de sa famille, pendant plusieurs semaines dans un bateau échoué après la destruction de leur maison.
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L'afflux de réfugiés est important à Dohouk où Fahrad a construit un camp, avec des tentes, de l'électricité, de l'eau ... un lieu de refuge. Sa compassion est sincère ... Dans son enfance, il avait également dû fuir sa maison.
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Les ateliers de formation à la couture pour les déplacées kachin au Myanmar sont un succès. Ils leur permettent d'acquérir une compétence professionnelle, de construire une camaraderie entre bénéficiaires en créant des liens et des réseaux de soutien et, enfin, de renforcer leur confiance.