Les conditions de retour pour les Congolais vivant en Zambie sont bonnes, indique le HCR

Articles d'actualité, 19 septembre 2008

© HCR/N.Jayasinghe
Des réfugiés congolais dans le camp de réfugiés de Mwange en Zambie. Ils écoutent avec grand intérêt une présentation sur les conditions dans leur province d'origine, le Katanga.

LUSAKA, Zambie, 19 septembre (UNHCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés et les gouvernements de la Zambie et de la République démocratique du Congo (RDC) ont intensifié cette semaine leurs efforts destinés à encourager les 51 000 derniers réfugiés congolais vivant dans des camps au nord de la Zambie à prendre conscience que le moment est venu de rentrer chez eux.

« Nous vous encourageons sérieusement à envisager un rapatriement volontaire pendant que l'assistance est encore disponible », a expliqué aux réfugiés James Lynch, délégué du HCR en Zambie, lors d'une visite des camps un peu plus tôt cette semaine. « Nous aiderons ceux qui veulent rentrer », a-t-il dit, en se référant à la nourriture, aux outils agricoles et aux matériaux de construction donnés aux rapatriés.

James Lynch était à la tête d'une équipe issue du Ministère zambien des affaires intérieures, du bureau du commissariat aux réfugiés et de l'ambassade de RDC en Zambie. Celle-ci s'est rendue dans les camps de réfugiés de Kala et Mwange dans le nord de la Zambie, à plus de 1 000 kilomètres de la capitale, Lusaka.

Ces dernières semaines, le HCR a eu recours à des programmes radio et à des campagnes d'information menées porte-à-porte dans les deux camps, ainsi qu'à des visites destinées à se rendre compte de la situation prévalant en RDC pour promouvoir le rapatriement. De ce fait, un nombre croissant de réfugiés expriment le souhait de rentrer chez eux, dans la province du Katanga.

Pendant la première semaine d'octobre, le HCR organisera des visites pour que les réfugiés installés dans les camps zambiens puissent se rendre compte de la situation dans les zones de RDC qu'ils ont fuies pendant la guerre civile congolaise en 1999 et 2000 et pour qu'ils vérifient par eux-mêmes les conditions sur place.

Si la décision d'être rapatrié s'effectue sur une base purement volontaire, le message du HCR est que l'agence pour les réfugiés considère que les conditions dans de nombreuses zones de RDC sont propices au retour des réfugiés, car elles sont accessibles par route et déminées, et que la sécurité et des services de base, notamment des écoles, des centres de santé et de l'eau potable, existent.

« Je pense que les conditions minimales sont réunies dans les zones où nous vous emmenons », a déclaré Mumpa Foloko Flo, Premier secrétaire de l'ambassade de RDC à Lusaka, en s'adressant aux réfugiés en français. « Vous devez rentrer chez vous pour aider à la reconstruction de votre pays grâce aux compétences que vous avez acquises en Zambie. »

Les réfugiés qui sont encore hésitants ont fait part de leurs préoccupations concernant la qualité de la scolarité, les opportunités disponibles en termes d'agriculture et les combats qui se poursuivent dans certaines parties du Congo.

Depuis le début des rapatriements volontaires en 2007, 13 284 réfugiés congolais sont rentrés de Zambie. Le HCR prévoit d'aider au rapatriement de quelque 30 000 réfugiés congolais l'année prochaine. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) apporte son aide pour le transport tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit de la nourriture aux rapatriés. Les convois seront suspendus pendant la saison des pluies, qui débute en octobre.

La Zambie accueille quelque 87 000 réfugiés. Environ 57 000 d'entre eux vivent dans quatre camps dans les provinces Ouest, Nord-Ouest, Nord et de Luapula, auxquels s'ajoutent environ 30 000 réfugiés vivant hors des camps. Les Congolais représentent la majorité des réfugiés, suivis par les Angolais et par de plus petits groupes de ressortissants rwandais, burundais et somaliens.

Par Kelvin Shimo à Lusaka

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La brutalité de la LRA est notoire, et les témoignages des femmes que soeur Angélique a aidées sont effroyables. Le fait que de nombreuses victimes soient stigmatisées par la société à cause de leur expérience accentue le traumatisme subi. Il faut une personnalité hors du commun pour aider ces femmes à surmonter leur problème et à reconstruire leur vie.

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