Avec l'augmention des prix alimentaires, des réfugiés en Jamaïque vivent de la culture maraîchère

Articles d'actualité, 8 juillet 2008

© HCR/G.O'Hara
D'origine ougandaise, Jewel Praise Eden, qui a demandé l'asile en Jamaïque, est fière de montrer les cultures maraîchères du jardin communautaire à Kingston, en Jamaïque.

KINGSTON, Jamaïque, 8 juillet (UNHCR) L'impact de la hausse des prix alimentaires est ressentie dans tous les foyers à travers le monde. C'est particulièrement vrai dans les îles des Caraïbes où, malgré une réputation de paradis tropical, plusieurs pays dépendent entièrement des importations de nourriture.

Ce n'est pas le cas en Jamaïque, où le slogan « Nous mangeons ce que nous produisons » était scandé lors d'une récente fête nationale. Dans un pays riche d'une terre fertile et avec une population comptant de nombreux agriculteurs, un groupe de réfugiés et de demandeurs d'asile bénéficie des ressources agricoles de l'île.

Dans le carré de terrain d'une maison louée par une association caritative religieuse, des réfugiés et des demandeurs d'asile, venant de pays aussi divers et éloignés que l'Ouganda et le Myanmar, produisent en abondance des légumes aux couleurs éclatantes, tandis que la saison des pluies a déjà démarré.

Il y a six mois, l'état de cette parcelle était très différent. Elle était recouverte de mauvaises herbes et de plantes grimpantes. Avec pour seuls outils quelques pelles et beaucoup de détermination et grâce à un don de graines de la Commission catholique pour la paix et la justice, un partenaire de l'UNHCR le groupe a été rapidement récompensé pour son travail acharné et a régulièrement récolté des laitues, des tomates, des citrouilles, du maïs et des oignons.

Une demandeuse d'asile ougandaise, Jewel Praise Eden, a montré fièrement le jardin à un visiteur de l'UNHCR récemment en mission en Jamaïque. « Je suis fière du fait que nous produisons notre propre nourriture. C'est un travail dur mais c'est satisfaisant de voir pousser des légumes », a-t-elle dit.

Clover Graham, chargé de liaison honoraire en Jamaïque pour l'UNHCR, est l'un des bénéficiaires de la récolte du jardin. « Certaines semaines, nous avons trop de légumes pour le foyer, alors je peux ramener chez moi le surplus pour ma propre consommation. Les réfugiés sont heureux de pouvoir donner quelque chose en retour à ceux qui les ont aidés en Jamaïque », a dit Clover Graham.

Le succès de l'opération de culture maraîchère n'est pas passé inaperçu. Une nouvelle organisation partenaire de l'agence des Nations unies pour les réfugiés le Conseil jamaïcain indépendant pour les Droits de l'Homme est prêt à fournir des graines, des outils et des gants de jardinage à d'autres réfugiés à Kingston, qui possèdent un carré de terre qu'ils peuvent cultiver, ainsi qu'à d'autres vivant ailleurs sur l'île.

Par Grainne O'Hara à Kingston, Jamaïque

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