Une famille iraquienne commence une nouvelle vie en Australie

Articles d'actualité, 2 juin 2008

© HCR Phototèque
Hassan Sami Al-Badri et sa famille en Indonésie.

DJAKARTA, Indonésie, 2 juin (UNHCR) Derrière une montagne de bagages, dans l'agitation de l'aéroport international Soekarno de Djakarta, un couple d'Iraquiens et leurs 3 filles font leurs adieux à leurs amis. Après sept ans passés en Indonésie, ils ont finalement l'opportunité de commencer une nouvelle vie sur la côte est de l'Australie.

« Jusqu'à présent, je ne pouvais pas faire de projets pour l'avenir », a dit Hassan Sami Al-Badri, le père de famille. « Maintenant, je pars en Australie, j'ai le sentiment de renaître ». Hassan Sami Al-Badri a fui sa terre natale, l'Iraq, pour rejoindre l'Iran en 1972 il avait alors deux ans à cause des persécutions que subissaient ses parents sous le régime de Saddam Hussein. Il n'a jamais connu ce que c'est que d'avoir un lieu de résidence permanent.

Lui et sa femme, également une exilée iraquienne, n'ont jamais eu l'autorisation de travailler en Iran. Quant à leurs trois filles, elles n'ont jamais pu fréquenter l'école à cause des lois gouvernementales. A cause de ces conditions de vie difficiles en Iran, la famille a fui vers la Malaisie en 2001. A partir de ce pays, ils ont rejoint l'Indonésie en bateau.

Mais là encore, ils ont dû faire face à des épreuves et à l'incertitude en Indonésie. Il y a deux ans, Hassan Sami Al-Badri a informé des employés de l'UNHCR de son désir de vivre avec sa famille dans un endroit qu'ils pourraient réellement appeler leur maison. Bien que le Gouvernement indonésien délivre des permis de séjour temporaires aux réfugiés, ils n'ont pas de statut légal ou le droit de travailler et il leur est difficile de construire une vie normale.

« L'Indonésie a été très généreuse en permettant aux réfugiés de rester temporairement, mais nous devons trouver une solution durable », dit Robert Ashe, le délégué régional de l'UNHCR à Djakarta. « La solution nous a été offerte par l'Australie, un soutien très fort du travail de l'UNHCR, aussi bien en terme de contributions financières qu'en terme d'opportunités de réinstallation pour les réfugiés originaires de nombreuses régions dans le monde. »

Si Hassan Sami Al-Badri et sa famille ne regretteront aucune des restrictions imposées aux réfugiés en Indonésie, ils vont perdre leurs amis proches qu'ils avaient connus au cours des sept années de vie dans la communauté locale. Cela signifie aussi beaucoup de tristesse au moment du départ.

« Mon cœur est très triste et j'ai pleuré en disant au revoir à mes voisins et amis », explique Hassan Sami Al-Badri. Sa fille de 10 ans, Esra, a sorti un mouchoir humide de son sac à dos et a dit « j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en disant au revoir à mes amis ». Mais elle a déjà pensé à sa vie future en Australie. « Je veux aller à l'école et je veux devenir médecin pour pouvoir aider les personnes lorsqu'elles sont malades », a-t-elle dit.

Esra et ses sœurs ont commencé à fréquenter l'école en Indonésie, mais Hassan Sami Al-Badri explique que les deux plus âgées ont dû arrêter à cause des difficultés avec la langue. « Je leur ai fait l'école à la maison durant ces deux dernières années. Et elles ont suivi des cours d'anglais et d'informatique au centre pour les réfugiés », a-t-il expliqué.

Ils sont tous déterminés à tirer le meilleur parti de cette opportunité et sont confiants dans le fait qu'ils puissent apporter une contribution positive à l'Australie. Hana, la femme d'Hassan Sami Al-Badri, a montré le contenu de sa valise et a expliqué : « Elle est pleine de perles. Je vais en faire des sacs et des bijoux de perles en Australie et j'espère que je pourrai les vendre. »

Hassan Sami Al-Badri, quant à lui, transporte le matériel qu'il a utilisé pour enseigner l'informatique dans les classes du centre pour les réfugiés. Il espère qu'il puisse trouver un emploi d'enseignant en Australie. Ses filles sont impatientes de reprendre leurs études et d'apprendre l'anglais.

« Cela a toujours été notre espoir de pouvoir recommencer une nouvelle vie en Australie », a dit Hassan Sami Al-Badri. « Finalement, notre patience a été récompensée », a ajouté sa femme.

Par Jacqueline Parry et Anita Restu à Djakarta, Indonésie

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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