Mexique : Des chargés de protection de l'enfance aident les jeunes migrants

Articles d'actualité, 27 mars 2008

© HCR/G.Maza
Les nouveaux chargés de protection de l'enfance se rassemblent pour une photo de groupe à la fin de leur formation.

MEXICO CITY, Mexique, 27 mars (UNHCR) L'Institut national des migrations (NIM), une organisation gouvernementale mexicaine, a nommé 68 agents chargés de la protection de l'enfance, dans le cadre d'un projet pilote visant à répondre aux besoins des jeunes migrants non accompagnés arrivant au Mexique.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a aidé à la formation de ces fonctionnaires, durant une série de stages organisés à Mexico au début du mois. Des employés de la Commission mexicaine d'aide aux réfugiés, du Système de développement de la famille et d'agences sœurs de l'UNHCR, comme le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) étaient aussi présents.

« Pour l'UNHCR, il était crucial de participer à la formation de ces agents, particulièrement en les sensibilisant aux procédures visant à aider les mineurs non accompagnés qui pourraient avoir besoin de protection internationale ainsi qu'en participant à accroître la capacité du Gouvernement mexicain pour protéger les demandeurs d'asile et les réfugiés », a indiqué Marion Hoffman, déléguée régionale de l'UNHCR.

Selon le NIM, environ cinq pour cent des migrants, non pourvus de documents d'identité et interceptés à la frontière au sud du Mexique en 2006, étaient des mineurs non accompagnés ou séparés. L'année dernière, les autorités de l'immigration ont identifié 7 064 enfants ou adolescents migrants principalement originaires d'Amérique centrale dans différentes parties du pays, dont 5 983 voyageaient seuls.

Alors que le nombre de mineurs non accompagnés ou séparés pris dans le corridor de migration mixte depuis l'Amérique centrale vers le Mexique et l'Amérique du Nord augmente, les organisations nationales et internationales intensifient leurs efforts pour protéger ces mineurs, qui sont souvent des victimes de l'exploitation sexuelle ou du travail forcé.

Marion Hoffman a indiqué que l'UNHCR estime depuis longtemps qu'il est vital d'établir des mécanismes appropriés pour identifier les mineurs qui pourraient avoir besoin de protection internationale. Elle a noté que le programme de formation de ce mois-ci était le premier d'une série de cours financés par l'UNHCR, prévus pour les fonctionnaires chargés de la migration.

Oliver Bush, directeur des relations inter-institutions au NIM, a indiqué que les chargés de la protection de l'enfance seraient responsables de la protection des personnes identifiées comme étant des mineurs non accompagnés jusqu'à la régularisation de leur statut migratoire.

« Les agents détermineront le type d'assistance à apporter aux mineurs, selon leur situation. Par exemple, les victimes de passeurs, qui peuvent retourner chez eux en sécurité, ont besoin d'une aide différente par rapport aux enfants en quête d'asile, dont le dossier sera transmis pour qu'ils reçoivent le statut de réfugié », a-t-il noté.

Oliver Bush a indiqué qu'une partie de la formation était consacrée aux demandeurs d'asile et aux réfugiés, ajoutant que « la plupart des mineurs ne savent pas qu'ils ont le droit de demander l'asile et, le cas échéant, ils ne savent pas comment procéder. »

« Il est très important de former nos agents pour qu'ils puissent informer les mineurs sur leurs droits, déterminer s'ils sont des demandeurs d'asile et leur expliquer comment présenter leur dossier de demande d'asile auprès de la Commission mexicaine de l'aide aux réfugiés. » L'engagement de l'UNHCR est important pour aider les mineurs à gérer de tels problèmes.

En mai 2006, le bureau régional de l'UNHCR au Mexique a mis en œuvre un projet pour évaluer le réseau de protection disponible pour les mineurs non accompagnés ou séparés dans la région frontalière, au sud du Mexique. Le but était d'identifier les besoins en protection internationale et les carences en protection pour les mineurs dans cette région de transit important.

L'étude a déterminé que certains mineurs, qui ont fui leur pays d'origine pour échapper aux abus, à la violence ou aux mauvais traitements, finissent par devenir les victimes de réseaux de trafiquants d'êtres humains. L'UNHCR a indiqué que ce problème demandait par conséquent une approche plus globale et plus coopérative.

Un an plus tard, le NIM a établi, sur cette question, un dialogue inter-institutions dont l'UNHCR est un participant actif.

Par Mariana Echandi à Mexico, Mexique

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