António Guterres termine une première mission fructueuse en Asie centrale

Articles d'actualité, 16 novembre 2007

© HCR/A.Fedorov
Le Haut Commissaire António Guterres et le Président du Comité national des migrations et de l'emploi du Kirghizistan, Ryskulova Aigul, accompagné par d'autres représentants des autorités, inaugurent à Bichkek le premier centre d'accueil pour demandeurs d'asile d'Asie centrale.

ASTANA, Kazakhstan, 16 novembre (UNHCR) Le chef de l'UNHCR, António Guterres, a terminé sa première mission en Asie centrale et a donné son accord pour renforcer l'assistance aux réfugiés en République du Kirghizistan. Il a également exhorté le Kazakhstan à jouer un plus grand rôle dans la problématique mondiale de la migration et de l'asile.

La visite de cinq jours du Haut Commissaire pour les réfugiés, qui s'est terminée jeudi, comprenait notamment l'inauguration d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, et la signature. à Astara, d'un accord de coopération entre pays avec le Kazakhstan.

Au début de sa mission, lundi, António Guterres a rencontré à Bichkek le Président Kurmanbek Bakiev, ainsi que le Procureur général du Kirghizistan, le Ministre des affaires étrangères et le Président du Comité national des migrations et de l'emploi, qui traite des questions liées à l'asile et aux réfugiés.

Le Haut Commissaire les a remerciés de respecter les droits des réfugiés dans un contexte politique difficile et d'avoir naturalisé des milliers de réfugiés tadjiks. António Guterres a aussi souligné son engagement pour réduire l'apatridie dans le pays, qui toucherait environ 10 000 personnes.

Lorsqu'on lui a demandé s'il avait discuté avec les autorités kirghizes de l'expulsion de réfugiés ouzbeks, le chef de l'UNHCR a déclaré que quelques cas individuels ne devaient pas occulter le fait que des centaines de réfugiés ouzbeks avaient été accueillis au Kirghizistan.

« J'ai eu des discussions franches à ce sujet avec le Président et le ministre des affaires étrangères par intérim », a-t-il indiqué. « J'ai clairement affirmé qu'il ne fallait pas expulser des réfugiés s'ils encouraient des risques de persécution, comme c'était le cas des personnes ayant fui l'Ouzbékistan après les événements d'Andijan en mai 2005. »

« Toutefois, les autorités du pays avaient alors fait la preuve de leur adhérence aux obligations de protection des droits et du courage des réfugiés dans cette situation. Nos désaccords du passé vont ouvrir la voie pour une coopération future. »

Lors de sa visite à Bichkek, António Guterres a ouvert le premier centre de réception pour demandeurs d'asile de la région. Sur place, les demandeurs d'asile et les réfugiés pourront bénéficier d'un hébergement temporaire, de structures médicales et recevoir des informations ou passer des entretiens. Après avoir rencontré quelques réfugiés qui ont parlé de leurs problèmes, il leur a dit : « nous sommes à votre service ; nous travaillons pour vous. » Il a ensuite décidé d'allouer davantage de fonds pour les activités d'assistance et d'intégration.

Le Kirghizistan, qui a signé en 1996 la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967, accueille plusieurs centaines de réfugiés et de demandeurs d'asile originaires d'Afghanistan, de Fédération de Russie, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan. Quelque 9 000 réfugiés tadjiks ont reçu la nationalité kirghize.

Mercredi, à Astana, le Haut Commissaire a rencontré le Président kazakhe Nursultan Nazarbayev et d'autres hauts représentants du gouvernement, comme le Médiateur et le Président de la Commission des droits de l'homme.

Le Kazakhstan a ratifié en 1999 la Convention de 1951 et son protocole, et prépare un projet de législation nationale sur les réfugiés en coopération avec l'UNHCR. António Guterres a reçu des assurances selon lesquelles la législation serait un modèle pour les pays de la région car elle cherche à établir un équilibre entre les problèmes internes du Kazakhstan et ses obligations internationales dans le domaine des réfugiés et des droits de l'homme.

Il a noté que la stabilité politique et le développement économique du Kazakhstan ont attiré différents groupes de gens, dont certains pourraient avoir besoin de protection internationale. Dans ce contexte, il a appelé le Kazakhstan à s'impliquer davantage pour aider à définir les stratégies de l'UNHCR sur le lien entre asile et migration, et à contribuer au débat international sur ce problème.

Plus tôt, le Haut Commissaire et le Ministre kazakhe des affaires étrangères Marat Tazhin ont signé un accord de coopération nationale avec l'UNHCR. « Ce document va devenir une base juridique pour la coopération entre notre pays et le bureau de l'UNHCR », a indiqué Marat Tazhin aux journalistes.

« Il va réguler les activités de l'UNHCR au Kazakhstan, établir les droits et les engagements de son personnel, et spécifier clairement l'engagement des deux parties pour la mise en œuvre de cet accord », a-t-il ajouté.

Au Kazakhstan, on compte environ 3 700 Tchétchènes originaires de Fédération de Russie, plusieurs centaines de personnes venant de l'Afghanistan, de l'Ouzbékistan et de la Chine qui relèvent de la compétence de l'UNHCR.

Par Madina Zhanuzakova à Astana, Kazakhstan, Ayana Djanybekova à Bichkek, Kirghizistan et Vivian Tan à Islamabad, Pakistan

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Le Haut Commissaire

M. António Guterres a rejoint, le 15 juin 2005, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dont il est le 10ème Haut Commissaire.

L'apatridie au Kirghizistan

Deux décennies après la désintégration de l'Union soviétique, des milliers de gens vivant dans d'anciennes Républiques soviétiques comme le Kirghizistan sont toujours confrontés à des problèmes de citoyenneté. Le HCR a recensé plus de 20 000 apatrides dans cette nation d'Asie centrale. Aucun pays ne reconnaît ces personnes comme ses ressortissants en vertu de sa législation. Si bon nombre d'entre eux relèvent en principe de la loi kirghize sur la citoyenneté, leur nationalité n'a pas été confirmée dans le cadre des procédures actuelles.

La plupart des apatrides vivant au Kirghizistan résident sur le territoire depuis de nombreuses années, ont de la famille proche dans le pays et sont bien intégrés, tant du point de vue social que culturel. Mais comme ils ne possèdent pas de documents d'identité, ils ne peuvent faire des choses que la plupart des gens tiennent pour acquises : remplir les formalités nécessaires pour se marier ou déclarer la naissance d'un enfant, voyager au Kirghizistan ou à l'étranger, toucher une pension de retraite ou des allocations sociales, ou encore posséder un bien. Ils sont plus exposés aux difficultés économiques, sont davantage touchés par le chômage et ne peuvent bénéficier pleinement du système public d'enseignement et de santé.

Depuis son accession à l'indépendance en 1991, le Kirghizistan a pris plusieurs mesures positives pour réduire et prévenir l'apatridie. En vertu de son mandat sur l'apatridie, le HCR prête son concours au pays, en dispensant des conseils sur la législation ou les pratiques, et en apportant une aide technique aux personnes chargées de résoudre les problèmes de citoyenneté. Les ONG partenaires de l'agence pour les réfugiés offrent une assistance juridique aux apatrides et les guident dans leurs démarches pour obtenir la nationalité.

Cependant, le problème de l'apatridie au Kirghizistan est complexe et des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, se heurtent encore à des obstacles juridiques, administratifs et financiers lorsqu'elles cherchent à confirmer leur citoyenneté kirghize ou à obtenir la nationalité du pays. En 2009, avec le soutien du HCR, le gouvernement a adopté un plan d'action national pour prévenir et réduire l'apatridie. En 2011, l'organisation aidera les autorités à réviser le plan et à prendre des mesures concrètes pour le mettre en oeuvre. Tous les intervenants devront déployer un effort concerté, afin d'éviter que l'apatridie ne devienne un problème persistant, se transmettant de génération en génération.

L'apatridie au Kirghizistan

Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Le 1er août, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu au nord du Burkina Faso avec Anne C. Richard, la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration (BRPM). Au camp de Damba, ils ont rencontré des réfugiés maliens qui ont fui le Mali au cours des six derniers mois pour échapper à la poursuite du conflit et à l'instabilité politique. A ce jour, plus de 250 000 réfugiés maliens ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans l'un des pays de la région, y compris 250 000 réfugiés maliens au Burkina Faso. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a reçu seulement un tiers de l'appel de fonds de 153 millions de dollars dont elle a besoin pour fournir une aide vitale y compris des abris, de l'eau, des installations sanitaires, des soins de santé, des vivres et une protection aux réfugiés. Le HCR craint que la situation politique instable et l'urgence humanitaire au Mali ne génèrent d'autres afflux vers les pays voisins. colombienne.

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Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie a rejoint le chef du HCR António Guterres sur l'île italienne de Lampedusa, pour y rencontrer des boat people ayant fui l'instabilité en Afrique du Nord.

Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR se trouvait auparavant à Malte, où arrivent également des personnes ayant fui l'Afrique du Nord par la mer.

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En conclusion de la session annuelle de l'organe directeur du HCR, le Haut Commissaire António Guterres a souligné le nombre sans précédent de crises aigues auxquelles le HCR doit faire face.
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L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.
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Le chef du HCR António Guterres se rend en Equateur avant la Journée mondiale du réfugié et rend hommage à ce pays pour l'accueil qu'il réserve aux réfugiés.