L'ambassadeur de bonne volonté Adel Imam encourage les élèves iraquiens en Syrie

Articles d'actualité, 12 septembre 2007

© HCR/J.Wreford
L'ambassadeur de bonne volonté de l'UNHCR, Adel Imam, rencontre des élèves syriens et iraquiens à Damas.

DAMAS, Syrie, 12 septembre (UNHCR) L'ambassadeur de bonne volonté de l'UNHCR, Adel Imam, a rendu visite mercredi à des enfants iraquiens scolarisés en Syrie et les a vivement encouragés à travailler dur et à garder espoir en l'avenir.

« En attendant le jour où vous pourrez rentrer chez vous, je veux que vous preniez vos études au sérieux et que vous en profitiez au maximum », a dit le célèbre acteur égyptien aux enfants de l'école primaire Seida Zeinab, à Damas, une ville où plus de 350 000 réfugiés iraquiens ont trouvé abri.

Adel Imam a été applaudi par les élèves, les enseignants et les parents, qui se pressaient dans la cour de l'école. « J'adore regarder Adel Imam à la télévision, mais le voir arriver aujourd'hui dans notre classe a été un moment dont je me souviendrai toute ma vie », raconte une fillette iraquienne qui entre en troisième année de primaire.

La visite de l'ambassadeur de bonne volonté a coïncidé avec le début de l'année scolaire, au cours de laquelle le Ministre syrien de l'éducation compter sur l'inscription de 100 000 enfants réfugiés iraquiens dans les écoles publiques. Cette semaine, des dizaines de milliers d'Iraquiens ont commencé l'école en Syrie ; beaucoup de ces enfants ont manqué une bonne partie de leur scolarité, à la fois en Iraq puis comme réfugiés en Syrie.

S'adressant aux enfants syriens assis tout près de leurs nouveaux camarades de classe, Adel Imam les a remerciés pour leur hospitalité et pour avoir fait en sorte que les enfants réfugiés se sentent comme chez eux dans ce lieu de refuge provisoire.

« Je vais parler de votre gentillesse et générosité au monde entier, et je veux que vous continuiez à garder ce même esprit dans vos classes », a dit Adel Imam, parlant à une classe de deuxième année de primaire, composée de plus de 40 fillettes.

En terminant sa visite de deux jours en Syrie, l'acteur égyptien a reconnu l'extraordinaire générosité démontrée par la Syrie accueillant plus de 1,5 million d'Iraquiens ayant fui la violence dans leur pays. Au cours de réunions avec des autorités syriennes, parmi lesquelles le Ministre de l'éducation, Ali Saad et le Ministre adjoint des affaires étrangères, Faysal Mekdad, Adel Imam a exprimé sa reconnaissance pour le soutien de la Syrie aux déracinés iraquiens et a demandé un engagement international plus important, afin d'atténuer la pression humanitaire qui pèse sur la région.

« Je suis bouleversé et fier de constater de mes propres yeux l'extrême générosité dont font preuve les Syriens envers leurs frères iraquiens ; nous comptons encore sur leur soutien pour fournir un abri sûr aux cas humanitaires qui se présenteront aux frontières », a déclaré Adel Imam. Le Gouvernement syrien a mis en place, cette semaine, de nouvelles restrictions pour l'obtention de visas à l'intention des Iraquiens qui arrivent à la frontière syrienne.

Adel Imam a aussi appelé à soutenir pour la Syrie. « La communauté internationale et le monde arabe doivent assumer leur part de responsabilités ainsi qu'apporter leur aide à la Syrie et aux pays voisins qui ont supporté le lourd fardeau d'accueillir des Iraquiens depuis l'éruption des violences dans leur pays », a-t-il dit.

Plus tard, Adel Imam a visité un centre d'enregistrement de l'UNHCR à Damas, où il a reçu un nouvel accueil enthousiaste de la part d'Iraquiens réfugiés ainsi que des employés de l'UNHCR. Il s'est entretenu avec plusieurs réfugiés sur ce qui leur était arrivé, notamment des enlèvements et des tentatives de meurtre.

Adel Imam est le deuxième ambassadeur de bonne volonté de l'UNHCR à visiter la Syrie durant ces trois dernières semaines. L'actrice américaine Angelina Jolie a rencontré des réfugiés iraquiens à Damas à la fin du mois dernier et a aussi visité un camp situé juste de l'autre côté de la frontière en Iraq.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés estime que plus de 4,2 millions d'Iraquiens ont fui leurs maisons, deux millions dans les Etats voisins et quelque 2,2 autres millions déplacés à l'intérieur de l'Iraq.

Fin juillet, l'UNHCR et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ont lancé un appel conjoint d'un montant de 129 millions de dollars pour l'éducation afin de permettre le retour à l'école de 155 000 jeunes réfugiés iraquiens dans tout le Moyen-Orient.

Par Abeer Etefa à Damas, Syrie

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan a balayé le centre des Philippines, dévastant tout sur son passage et tuant des milliers de personnes. Un an après, la reconstruction dure toujours. Sur l'île de Leyte, Bartolome témoigne de la vie de sa famille, pendant plusieurs semaines dans un bateau échoué après la destruction de leur maison.
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L'afflux de réfugiés est important à Dohouk où Fahrad a construit un camp, avec des tentes, de l'électricité, de l'eau ... un lieu de refuge. Sa compassion est sincère ... Dans son enfance, il avait également dû fuir sa maison.
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Les ateliers de formation à la couture pour les déplacées kachin au Myanmar sont un succès. Ils leur permettent d'acquérir une compétence professionnelle, de construire une camaraderie entre bénéficiaires en créant des liens et des réseaux de soutien et, enfin, de renforcer leur confiance.