Sa première mission sur le terrain

Articles d'actualité, 5 mars 2004

© HCR/H.Caux
L'Ambassadeur de Bonne Volonté de l'UNHCR, Julien Clerc, entouré d'enfants réfugiés dans le camp de transit de Touloum à l'Est du Tchad.

ABECHE, Tchad, 5 mars 2004 (UNHCR) Le chanteur français Julien Clerc est revenu d'un voyage de trois jours dans l'Est du Tchad ; il vient d'accomplir sa première mission en tant qu'Ambassadeur de Bonne Volonté, une première étape intense de son engagement humanitaire à long terme.

Durant son séjour, l'Ambassadeur de Bonne Volonté a rencontré certains des 110 000 réfugiés soudanais ; ces derniers sont arrivés dans ce désert isolé à l'Est du Tchad après avoir fui les combats de la région du Darfour (à l'Ouest du Soudan).

« Malgré des conditions de vie terrifiantes et le traumatisme subi, ils ont gardé toute leur dignité », a affirmé Julien Clerc en parlant des réfugiés qu'il a rencontrés mardi à Mahamata, situé à une centaine de mètres seulement de la frontière tchado-soudanaise.

A cause d'incursions fréquentes des milices qui volent leur bétail, ces réfugiés sont actuellement déplacés vers des camps situés à l'intérieur du pays ; là, ils peuvent alors bénéficier d'une meilleure sécurité et d'une assistance.

Mercredi, Julien Clerc s'est rendu à Touloum, proche de la ville d'Iriba. L'UNHCR y a établi un camp destiné à recevoir les réfugiés regroupés autour de la ville-frontière de Tiné. Jusqu'à présent, plus de 4 800 personnes ont été transférées à Touloum.

L'équipe de l'UNHCR a fait visiter le site à l'Ambassadeur en lui expliquant les différentes étapes par lesquelles les nouveaux arrivants doivent passer : descendre des camions, procéder à l'enregistrement, recevoir de la nourriture ainsi que des bâches plastiques pour construire leurs propres abris.

Julien Clerc a également assisté à la distribution de nourriture et d'eau à Touloum où un nouveau puits récemment creusé lui a été présenté.

Il a aussi écouté attentivement les réfugiés qui lui ont raconté les attaques de leur village au Soudan et leur fuite vers le Tchad.

Ensuite, il s'est rendu au centre de transit de Kounoungo, situé plus au Sud, où 291 réfugiés sont arrivés dans la matinée. Actuellement 1 902 personnes sont à Kounoungo.

Tout au long de sa mission, Julien Clerc était accompagné par une équipe de télévision de l'émission « Envoyé Spécial » et par le directeur de l'Association française de soutien pour l'UNHCR. Cette visite a coïncidé avec celle du Haut Commissaire Rudd Lubbers. Les deux hommes se sont rencontrés à plusieurs reprises et ont partagé leurs impressions sur la situation des réfugiés et le travail de l'UNHCR sur place.

« Je ne connaissais pas vraiment le fonctionnement des Nations Unies et celui de ses agences telles que l'UNHCR. J'ai été impressionné par le professionnalisme des équipes sur le terrain », a affirmé Julien Clerc après son passage dans la zone frontalière.

« Je savais que des personnes souffraient dans le monde grâce à toutes les images diffusées à la télévision. Mais j'avais l'habitude de regarder ces images de manière assez distraite. J'ai toujours hésité à m'impliquer, quel que soit le sujet, je fais toujours attention de ne me faire ni utiliser, ni manipuler ».

Julien Clerc, chanteur-compositeur populaire en France et dans les pays francophones, reconnaît avoir songé à s'impliquer dans le travail humanitaire depuis un certain temps ; il avait notamment participé à des projets particuliers avec l'UNHCR pendant deux ans avant sa nomination comme Ambassadeur de Bonne Volonté en octobre dernier.

« Avec l'UNHCR, je m'engage pour la première fois dans un travail humanitaire à long terme », a dit J. Clerc. « J'ai pris ma décision après avoir rencontré des personnes très engagées, aussi bien physiquement qu'intellectuellement, dans la cause humanitaire. Je voulais y contribuer à ma façon, ajouter une pierre à l'édifice.

J'ai eu la chance de vivre grâce à la musique, d'être né dans un pays riche. S'engager auprès de l'UNHCR est une façon pour moi de partager un peu ce que la vie m'a donné ».

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Julien Clerc

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Les Soudanais rentrent dans le Sud pour le référendum

A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

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L'autre crise de réfugiés au Tchad

Une seconde crise de réfugiés se développe silencieusement dans le sud du Tchad depuis ces dernières années. Cette crise n'attire que peu d'attention de la part des médias et de la communauté internationale. Environ 60 000 réfugiés de la République centrafricaine sont hébergés dans le sud du Tchad. Ils sont répartis dans cinq camps et ils reçoivent une aide régulière du HCR. Toutefois le financement pour cette aide et pour des projets de réintégration reste faible. Les réfugiés ont fui les combats entre des groupes rebelles et les forces gouvernementales au nord de la République centrafricaine. Depuis le début de l'année 2009, 17 000 nouveaux réfugiés sont arrivés dans le sud-est du Tchad.

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Des milliers de personnes sont déplacées à l'intérieur du Tchad

Lors de scènes de dévastation au mode opératoire similaire à celles du carnage perpétré au Darfour voisin, quelque 20 villages dans l'est du Tchad ont été attaqués, brûlés et pillés par des groupes de nomades armés depuis le 4 novembre. Des centaines de personnes ont été tuées, davantage encore ont été blessées. Au moins 15 000 personnes ont été déplacées de leurs villages d'origine.

Quelque 7 000 personnes se sont rassemblées aux alentours de Goz Beida, où elles ont trouvé abri sous des arbres ou ailleurs. L'UNHCR distribuera des articles de secours dès que la situation sécuritaire le permettra. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déjà distribué des bâches en plastique, des matelas, des couvertures et des médicaments aux déplacés internes nouvellement arrivés dans le camp de Habila. L'agence recherche actuellement un site temporaire pour accueillir les nouveaux arrivants et entre temps va augmenter le nombre de points d'eau dans le camp de Habila.

La détérioration de la situation sécuritaire dans la région est extrêmement préoccupante, ainsi que ses conséquences sur les opérations de l'UNHCR pour aider les déplacés internes et les réfugiés. Il y a 90 000 déplacés internes au Tchad, ainsi que 218 000 réfugiés originaires du Darfour présents dans 12 camps de l'est du Tchad.

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