ExCom : Le chef du HCR prévient des risques de l'action humanitaire

Articles d'actualité, 28 septembre 2009

GENÈVE, 28 septembre (HCR) Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a ouvert lundi la session annuelle de l'organe directeur du HCR et il a lancé une mise en garde selon laquelle les conflits sont aujourd'hui largement plus complexes impliquant des armées nationales, des milices et des insurgés ce qui met en péril les efforts humanitaires.

António Guterres a rappelé le lourd bilan pour le HCR au Pakistan plus tôt cette année, un pays où trois fonctionnaires du HCR ont été tués. Un autre membre du personnel du HCR a été pris en otage avant d'être relâché. Le Haut Commissaire a affirmé que la prise pour cible de travailleurs humanitaires « sape non seulement les opérations concernées, mais les fondements mêmes de l'action humanitaire ».

A l'occasion de l'ouverture de la 60e session annuelle du Comité exécutif (ExCom), l'organe directeur du HCR, António Guterres a indiqué que la fourniture de secours humanitaires est à la fois difficile et dangereuse dans un environnement où les lignes de démarcation autrefois claires entre les civils et les militaires s'estompent chaque jour un peu plus.

Tout comme le rétrécissement de l'espace humanitaire constitue le principal défi du HCR sur les théâtres d'opérations du monde en développement, les actions mises en œuvre par certains pays pour limiter l'accès aux demandeurs d'asile sur leurs territoires rétrécit effectivement « l'espace d'asile » dans le monde développé.

António Guterres a fait état des pratiques de certains pays pour limiter l'accès aux procédures d'asile de telle sorte qu'ils enfreignent les droits des demandeurs d'asile et des réfugiés en vertu du droit international, alors que d'autres Etats ont, de fait, des taux de reconnaissance « nuls ».

Cette injustice ne fait qu'aggraver le problème des mouvements secondaires dans la mesure où les demandeurs d'asile « sont tentés de se diriger vers des Etats où ils ont un espoir de voir leur besoin de protection reconnu », a indiqué António Guterres. « C'est pourquoi, dans ce contexte, il est impératif d'aménager un véritable espace d'asile européen », a-t-il ajouté.

António Guterres a par ailleurs informé les délégués sur le processus de réforme se déroulant au HCR qui, a-t-il expliqué, vise « à trouver les ressources pour protéger davantage de personnes, sauver davantage de vies et ramener chez eux davantage de réfugiés dans la sécurité et la dignité. »

Les effectifs du HCR au siège de Genève ont été réduits de 30 pour cent, alors que les activités dans le monde se sont accrues de plus de 50 pour cent, a-t-il expliqué. Le travail mené par le Centre de services globaux de Budapest ferait économiser au HCR en 2010 environ 13 millions de dollars, au titre des salaires et du loyer à eux seuls, en comparaison de ce qu'il aurait coûté à Genève.

António Guterres a par ailleurs fait ressortir cinq grandes tendances du monde qui, conjuguées à la récession mondiale, engendrent la multiplication et l'aggravation des crises. La croissance démographique, l'urbanisation, les changements climatiques, l'insécurité liée à l'alimentation, l'eau et l'énergie sont tous de plus en plus interconnectés, a-t-il ajouté.

Décrivant « un arc de crise » allant du sud-ouest de l'Asie à la Corne et aux Grands Lacs en Afrique en passant par le Moyen-Orient, António Guterres a indiqué que les deux tiers des réfugiés dans le monde et les trois quarts des 14,5 millions de personnes déplacées internes auxquelles le HCR portait assistance en 2008 se trouvaient dans cette région. En outre, la quasi-totalité des nouveaux déplacements internes importants en 2009 s'y sont produits, notamment au Pakistan, en Somalie et en République démocratique du Congo (RDC).

Alors que plus de 600 000 réfugiés sont rentrés chez eux de leur plein gré en 2008, ce chiffre représente 17 pour cent de moins que l'année antérieure et, à l'exception d'une année, le chiffre le plus bas jamais enregistré au cours des 15 dernières années. « Les mouvements de rapatriement massif diminuent alors que les situations en Afghanistan, au Sud du Soudan, en République démocratique du Congo et ailleurs, sont de moins en moins propices au retour et à la réintégration », a affirmé António Guterres.

La diminution des possibilités de rapatriement librement consenti et d'intégration sur place se traduit par une augmentation correspondante de la demande de réinstallation. Le HCR a présenté les cas de plus de 121 000 réfugiés aux fins de réinstallation en 2008. Ce chiffre est le double de celui de 2006. « Bien que cela ne représente qu'un peu plus d'un pour cent du nombre total de réfugiés dans le monde », a-t-il expliqué, « le nombre de demandes dépasse déjà le nombre d'offres. » L'importance de la réinstallation en tant que solution ne fera que s'accroître.

Lors de la session d'ouverture de l'ExCom, Navanethem Pillay, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme était au côté d'António Guterres. Deux pays Djibouti et la République de Moldova ont été accueillis en tant que nouveaux Etats membres de l'ExCom. L'Excom se réunit annuellement à Genève durant une semaine pour examiner et approuver les programmes et le budget du HCR, pour donner des conseils de protection internationale et pour aborder un large éventail d'autres sujets.

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Le Haut Commissaire

M. António Guterres a rejoint, le 15 juin 2005, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dont il est le 10ème Haut Commissaire.

Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie a rejoint le chef du HCR António Guterres sur l'île italienne de Lampedusa, pour y rencontrer des boat people ayant fui l'instabilité en Afrique du Nord.

Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR se trouvait auparavant à Malte, où arrivent également des personnes ayant fui l'Afrique du Nord par la mer.

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Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Le 1er août, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu au nord du Burkina Faso avec Anne C. Richard, la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration (BRPM). Au camp de Damba, ils ont rencontré des réfugiés maliens qui ont fui le Mali au cours des six derniers mois pour échapper à la poursuite du conflit et à l'instabilité politique. A ce jour, plus de 250 000 réfugiés maliens ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans l'un des pays de la région, y compris 250 000 réfugiés maliens au Burkina Faso. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a reçu seulement un tiers de l'appel de fonds de 153 millions de dollars dont elle a besoin pour fournir une aide vitale y compris des abris, de l'eau, des installations sanitaires, des soins de santé, des vivres et une protection aux réfugiés. Le HCR craint que la situation politique instable et l'urgence humanitaire au Mali ne génèrent d'autres afflux vers les pays voisins. colombienne.

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Angelina Jolie : mission en Equateur

Angelina Jolie s'est rendue en Equateur ce week-end, pour sa première mission en tant qu'Envoyée spéciale du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres.

En tant qu'Ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie avait mené plus de 40 missions sur le terrain durant la dernière décennie. C'est son troisième voyage en Equateur. Ce pays accueille la plus importante population réfugiée en Amérique latine.

L'Equateur accueille actuellement environ 56 000 réfugiés et 21 000 demandeurs d'asile. Ce pays reçoit chaque mois 1 300 nouvelles demandes d'asile déposées par des ressortissants colombiens ayant fui leur pays. Beaucoup vivent dans des régions isolées et démunies qui sont situées près de la frontière colombienne.

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En conclusion de la session annuelle de l'organe directeur du HCR, le Haut Commissaire António Guterres a souligné le nombre sans précédent de crises aigues auxquelles le HCR doit faire face.
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L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.
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Le chef du HCR António Guterres se rend en Equateur avant la Journée mondiale du réfugié et rend hommage à ce pays pour l'accueil qu'il réserve aux réfugiés.